Johanne Seymour : le plaisir des chats

Johanne Seymour... (La Voix de l'Est archives, Janick Marois)

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Johanne Seymour

La Voix de l'Est archives, Janick Marois

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<p>Steve Bergeron</p>
Steve Bergeron
La Tribune

(Sherbrooke) À l'occasion du 38e Salon du livre de l'Estrie, La Tribune s'attarde sur un genre de plus en plus populaire : le recueil de nouvelles collectif. Discussion avec trois auteures qui se sont prêtées au jeu et à leur directeur ou directrice de recueil.

La nouvelle littéraire, Johanne Seymour aime beaucoup. Parce que cette forme a un souffle presque à l'opposé du roman. Parce qu'elle oblige à une pensée et à des images concises. Aussi pour la valeur de l'exercice de style.

Récemment, elle en a écrit plusieurs : une qui s'est retrouvée dans Crimes à la librairie en 2014, une autre à paraître dans la revue Alibis cet automne et une autre en anglais, destinée aux éditions Akashic, à Brooklyn. Sans oublier Comme un raisin sec, insérée dans le recueil Comme chiens et chats (Stanké) réunissant six auteurs ayant imaginé une histoire autour de leur animal de compagnie favori.

« La nouvelle, c'est comme faire de la dentelle », résume l'auteure de romans policiers, qui a pu, le temps d'une quinzaine de pages, sortir de ses univers habituels et broder autour de son amour des chats plutôt que de cadavres à la morgue.

« Je trouvais l'idée de Florence [Meney] excellente parce que les auteurs ont souvent des animaux de compagnie pour compenser justement la solitude de l'écriture. Même si ça veut parfois dire un minou qui se couche continuellement sur le clavier pendant que j'écris! » lance-t-elle en éclatant de rire. « Mais je trouve que les chats nous apprennent à laisser vivre, à cause de leur indépendance féroce. »

Dans Comme un raisin sec, la boule de poils se trouve mêlée à une histoire de rupture. Johanne Seymour s'est inspirée de l'importance, tant dans sa propre vie que chez son entourage, des animaux de compagnie lors des moments difficiles.

« Un des plaisirs d'un recueil collectif, c'est de découvrir ce que les autres ont fait, par leur style et leur histoire. On craint toujours un peu s'être fait voler son sujet, mais, finalement, l'imagination des autres nous surprend. »

À part de ça?

Après les cinq romans des enquêtes de Kate McDougall et l'adaptation télévisuelle du premier (Le cri du cerf) l'an dernier à Séries + (sous le titre Séquelles, avec Céline Bonnier dans le rôle principal), Johanne Seymour a amorcé un nouveau cycle de romans policiers avec la publication, en mai dernier, de Rinzen et l'homme perdu.

« J'avais besoin, après l'écriture des cinq romans et de six heures télévisées, de prendre un peu de recul. Kate est une enquêteuse assez noire, même si elle s'en va vers la lumière. Avec Rinzen, la lumière est là dès le départ », commente l'écrivaine à propos de son enquêteuse bouddhiste monoparentale faisant équipe avec un enquêteur athée gai qui boxe la nuit.

« Mais il n'est pas dit qu'il n'y aura pas de sixième tome avec Kate McDougall. J'ai le sentiment de ne pas avoir terminé. »

Vous voulez y aller ?

Table ronde sur le polar

Avec Johanne Seymour, André Jacques et Hervé Gagnon

Samedi 15 octobre, 16 h 15

Salon du livre de l'Estrie.

Séance de signatures hors les murs

Samedi 15 octobre, de 13 h à 15 h

Saint-Venant-de-Paquette

Vous voulez lire ?

Comme chiens et chats

AUTEURS VARIÉS

NOUVELLES

Stanké

186 pages

Florence Meney, Directrice du recueil

« C'est mon troisième recueil de nouvelles collectif et j'aime bien la formule. C'est une belle façon, pour les gens qui ont peu de temps, de découvrir plusieurs écrivains. Lorsqu'on est auteur, on est souvent très seul et les romans sont de longues entreprises. Un recueil collectif permet de partager ses "souffrances", et c'est encore plus agréable avec des auteurs qui ont un intérêt commun. J'ai donc repéré ces amis qui, entre autres affinités, avaient la passion du chat ou du chien. Je trouvais le thème porteur, sympathique et assez large pour que chacun puisse s'exprimer. Je n'ai d'ailleurs donné aucune directive quant à la nature du texte, à part la fiction. La réponse a été enthousiaste. Il y a quand même quelque chose de ludique. On ne se prend pas la tête. Si j'avais été seule à écrire un tel recueil, j'aurais eu peur que cela soit monochrome ou répétitif. »

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