Clochard, de Jocelyn Lanouette

Jocelyn Lanouette... (Fournie)

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Jocelyn Lanouette

Fournie

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Vincent Lambert
La Tribune

(Valcourt) Paru en août dernier, le second roman de Jocelyn Lanouette, Clochard, jette un nouveau regard sur l'itinérance et va au-delà des préjugés. Inspiré d'histoires réelles, le livre suit le quotidien d'un itinérant qui cherche à redonner un sens à sa vie.

« Mon inspiration est la combinaison de différents événements et anecdotes. Je m'étais fait raconter l'histoire d'un homme d'affaires qui avait perdu sa femme et son enfant dans un incendie. Par la suite, il ne pouvait plus fonctionner en société et il est devenu itinérant. Cette histoire m'avait touché. L'autre principale source d'inspiration est un itinérant qui m'a abordé et avec qui j'ai discuté. Il était vraiment sympathique. J'ai compris qu'il était même plus amical que certains de mes amis à l'époque », ajoute-t-il.

Serge Comtois, personnage principal de Clochard, vit dans la rue depuis de nombreuses années. Par chance, Mario est là pour l'écouter, lui fournir un peu d'alcool et surtout lui offrir son infaillible amitié. C'est à lui que Serge lit les textes qu'il note dans un carnet et qu'il publie sous forme de courts billets dans le Journal des itinérants. Poussé par son fidèle ami, il participe à un concours d'écriture, qu'il gagnera. Et c'est ainsi qu'il se lancera pleinement dans la rédaction d'un roman. Par bribes, il dévoilera une histoire qui pourrait être la sienne. Une histoire d'amour qui tourne mal et qui le laissera sur le pavé. Et c'est par l'écriture qu'il réussira à se « rassembler ».

« Aujourd'hui, l'itinérance est devenue le symbole de l'échec social. Mais, on ne le sait pas toujours, ce n'est pas toujours la faute de la personne si elle se retrouve à la rue. Ce que je trouve dommage, ce sont les victimes d'injustices qui ne sont pas reconnues », insiste Jocelyn Lanouette. « Le message principal du livre est de ne pas ignorer les itinérants », ajoute l'écrivain, qui estime que l'on devient un homme ou une femme par ce que l'on est, et non par ce que l'on possède.

« L'être humain devrait miser sur l'entraide plutôt que sur son portefeuille. Par exemple, c'est important de faire sourire les gens. Quand j'ai rencontré l'itinérant, c'est lui qui m'a donné un sourire. C'est une bonne leçon... même si on dirait le monde à l'envers », dit l'auteur vivant à Melbourne, près de Richmond.

Choisir le rythme

Si Jocelyn Lanouette a choisi de pousser son personnage à se dévoiler par l'écriture, c'est parce que ce détenteur d'un baccalauréat en études françaises, qui enseigne aujourd'hui le français aux adultes, estime s'être toujours « mieux exprimé par écrit que verbalement ». Il a aussi opté pour une écriture très rythmée, mettant de côté les descriptions approfondies, laissant l'imagination du lecteur faire le travail.

« L'écriture doit écarter les éléments inutiles. Il faut aller à l'essentiel pour avoir de l'impact. On doit laisser chacun se faire sa propre image », fait-il valoir.

Éventuellement, Jocelyn Lanouette aimerait publier un recueil de nouvelles. « J'en ai suffisamment pour faire un recueil. Je suis déjà aussi en train d'écrire un autre livre. J'ai mon idée et je suis rendu à 12 ou 13 pages. Maintenant, je ne peux plus me passer de l'écriture », conclut-il.

Vous voulez y aller?

Rencontre d'auteur avec Jocelyn Lanouette, Daniel Grenier et Biz

Vendredi 14 octobre, 15 h 30

Salon du livre de l'Estrie

Vous voulez lire ?

JOCELYN LANOUETTE

Clochard

Stanké

136 pages

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