Virginie B en post-Sherbrookyn

La réalisation du premier album de Virginie B, People with Problems,... (Spectre Média, René Marquis)

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Spectre Média, René Marquis

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<p>Steve Bergeron</p>
Steve Bergeron
La Tribune

La réalisation du premier album de Virginie B, People with Problems, était déjà bien entamée lorsque, tziiit!, quelques millions de neurones cérébraux ont suggéré à la jeune auteure-compositrice-interprète et à son équipe de s'inscrire au Sherbrooklyn 2016. Quelle belle occasion de jouer une première fois tous ensemble sur scène et de tester la chimie du groupe! La Sher-brookoise de 23 ans et ses musiciens se sont donc préparés, non dans un esprit de compétition, mais de plaisir fou. Surprise! La belle termine deuxième! Voilà qui ne pourrait mieux mettre la table à son lancement d'album, lundi soir à la Petite Boîte noire, auquel tous et toutes sont invités.

Virginie B, c'est toi ou c'est ton groupe?

C'est moi, mais cet album-là est vraiment le fruit d'un travail de création tout le monde ensemble. J'arrivais avec mes idées un peu échevelées, un texte, une mélodie, une structure, je faisais partager ce que j'entendais à mes musiciens [Jo-Any Martel, Michel Gauthier, Julien Thibault et Jocelyn Blanchette, également coproducteur et coréalisateur], et on commençait à essayer des choses ensemble. C'est ça que je voulais : une équipe de créateurs, pas juste d'accompagnateurs.

Pourquoi Virginie B?

Il y a beaucoup de Virginie Bédard, mais je ne voulais pas d'un autre nom, parce qu'on entre vraiment dans mon univers. J'ai eu d'autres groupes avant, avec des noms un peu flyés comme Fruta Bomba Collectivo, un collectif funk (on était huit!), et Dharma Roads, un duo folk. Cette fois, j'avais envie de quelque chose d'un peu plus personnel.

Comment as-tu commencé à écrire des chansons?

J'ai eu ma première guitare à 16 ans, mais il a fallu au moins deux ans et demi avant que je me mette à écrire, le temps de m'approprier mon instrument. En fait, j'ai commencé quand je suis partie en voyage, à ma deuxième année de cégep. Certains font le tour de l'Europe ou de l'Amérique du Sud, mais moi, j'ai fait le Canada d'un océan à l'autre. Les compositions me sont venues avec les gens que j'ai rencontrés. En voyage, tu es en mode découverte... et tu rencontres du monde fucké! En fait, je me suis toujours beaucoup imprégnée des gens autour de moi (c'est sans doute pour ça que j'étudie la psychologie à l'université). Les gens dégagent des vibrations et moi, je m'en nourris! Chacune de mes chansons correspond à une personne spécifique. J'ai depuis appris à me sentir en voyage partout où je suis. Je redécouvre ma ville chaque jour.

Qu'est-ce qui t'a orienté vers le folk et vers l'anglais?

J'ai des goûts assez éclectiques en musique (j'ai vraiment tripé sur le funk et le motown), mais le folk est arrivé assez vite, sans doute à cause de la guitare... et de la route, qui pousse vers ça aussi. J'écoute Bob Dylan, Nellie McKay, KT Tunstall pour son fond pop, Patrick Watson, Daniel Bélanger, Lisa LeBlanc, Safia Nolin... Mais je ne décrirais pas ma musique comme du folk pur. Jocelyn appelle ça du folk urbain. Il y a aussi un côté un peu bluesy. J'ai appris à m'exprimer en anglais assez jeune et les voyages ont facilité ça. Je me suis aperçu ensuite que le français faisait appel à quelque chose de beaucoup plus intime chez moi. Quand j'écris en français, je parle de choses très personnelles.

De quoi parle ta chanson Les éraflures?

C'est mon petit bébé en français. Elle montre un côté de moi qui n'est pas dans les autres chansons. Ça parle d'un moment de ma vie où j'ai dû passer par-dessus une grosse grafigne. Mais les éraflures, on ne les cache pas. Ça fait partie de soi. Surtout une fille clumsy comme moi, qui se pète la gueule tout le temps!

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