De 1000 mots à 113 pensées

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Après neuf coffrets Mille mots d'amour, l'organisme Les Impatients, qui offre soutien et tribune aux personnes vivant avec la maladie mentale, se renouvelle en lançant Le bonheur, c'est quand c'est l'heure, un recueil de 113 pensées auquel ont participé autant de personnalités, dont le comédien James Hyndman, porte-parole de la cause depuis trois ans. En vente depuis mercredi, le livre fera l'objet d'un lancement le 22 septembre au Renaud-Bray de Drummondville.

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Yanick Poisson
La Tribune

Après neuf années de Mille mots d'amour, les Impatients se renouvellent et offrent un nouveau recueil qui permettra d'en découvrir un peu plus sur nos personnalités favorites. Pas moins de 113 personnalités, dont le porte-parole James Hyndman, ont accepté de présenter leur perception du bonheur dans l'essai Le bonheur, c'est quand c'est l'heure.

« C'est un Impatient qui a lancé cette phrase lors d'un atelier et ça a donné l'idée de dresser un calendrier et de demander aux gens de décrire leur perception du bonheur en fonction d'une heure de la journée », explique l'acteur aux origines allemandes.

Marie-France Bazzo, François Bellefeuille, Clémence DesRochers, Marie-Michèle Desrosiers, Jean-René Dufort et Lise Dion font partie de la myriade de personnalités qui ont accepté de se prêter au jeu et qui se sont vu décerner un moment de la semaine, pour un total de 113 pensées.

« Pour ma part, c'est le mercredi à 22 h, lorsque mon enfant de 2 ans dort et que sa mère est encore au travail. Je me dis : "Merci mon Dieu!" C'est silencieux, tranquille, et je peux enfin avoir la tête vide et ne penser à rien. Je peux juste me détendre et me libérer de mes pensées », raconte-t-il.

Comme pour Mille mots d'amour, Le bonheur, c'est quand c'est l'heure a pour objectif d'amasser des fonds afin de financer les différents ateliers d'art-thérapie des Impatients. Il a toutefois deux autres missions bien précises, soit de faire connaître la réalité de ces gens atteints de problèmes de santé mentale et de leur donner une tribune. Plusieurs Impatients ont effectivement noirci les lignes de cet ouvrage qui prend la forme d'un journal intime muni d'une clé.

« On veut donner la possibilité aux Impatients de s'exprimer par des dessins et des mots. Ça leur donne la chance de démontrer un peu qui ils sont, résume James Hyndman. J'aime bien aussi la façon dont c'est présenté. C'est représentatif de la créativité des Impatients et de l'aspect thérapeutique. Lorsqu'on l'a entre les mains, on comprend que c'est ça, les Impatients. »

Comme des feuilles de papier

Si James Hyndman a choisi de se greffer aux Impatients à titre de porte-parole il y a maintenant trois ans, c'est pour offrir une voix à ces gens exclus de la société pour leur fragilité.

« Dans notre monde, il faut avoir l'air heureux, avoir des enfants magnifiques, que tout soit beau et propre. Il n'y a pas de place pour ceux qui ont une noirceur passagère, ceux qui sont fragiles comme des feuilles de papier et pour qui un coup de vent peut tout faire tomber, dit-il. Heureusement, ils ont des lieux magnifiques dans lesquels ils peuvent respirer et où ils sont acceptés. Ils se sont bâti un réseau de solidarité de créativité et de fraternité. C'est ce que je trouve magnifique et ce pour quoi je me suis engagé. »

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