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À mi-chemin du tournage de Pieds nus dans l'aube au Village d'antan

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Le réalisateur de Pieds nus dans l'aube, Francis Leclerc, en compagnie de Roy Dupuis.

La Tribune, Yanick Poisson

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(Drummondville) Inutile de rappeler à Francis Leclerc qu'il est à réaliser un long-métrage traitant d'une parcelle importante de la vie de son illustre père, Félix. Le cinéaste veut que tout soit parfait et il se met beaucoup de pression pour y arriver. Malgré tout, il tente de demeurer dans le moment présent et de se concentrer sur ce qu'il fait de mieux.

« Il y a de la pression, mais elle est très personnelle, elle ne vient pas de mes collègues. J'essaie d'attaquer ce projet en me disant que je ne raconte pas la vie de Félix, mais celle d'un enfant créatif et ouvert sur le monde. Je suis mon scénario et j'essaie de ne pas capoter avec ça », dit-il.

On est maintenant rendu à mi-chemin du tournage de Pieds nus dans l'aube au Village québécois d'antan de Drummondville. Les lieux ont été choisis afin de représenter le mieux possible le décor de la municipalité de La Tuque en 1927 et, surtout, la maison familiale des Leclerc. La décision de tourner à Drummondville fait l'unanimité et ne compte que des avantages. En plus de bénéficier du décor de vieilles maisons et de rues sablonneuses, le fait de créer loin de Montréal comporte son lot de bienfaits inattendus.

« Ça ne ressemble pas complètement à La Tuque et nous avons dû aménager des structures complètes, mais l'intérieur de la maison utilisée pour l'histoire est pas mal fidèle, commente le réalisateur émérite. Le fait de se trouver à l'extérieur de Montréal et pas trop loin non plus a permis de créer un esprit de famille. On n'a pas eu le choix d'apprendre à se connaître et ça aide beaucoup à la qualité des scènes. J'aime beaucoup tourner à l'extérieur pour ça ».

Un grand honneur pour Roy Dupuis

C'est à Roy Dupuis que Francis Leclerc a confié le mandat d'interpréter le rôle de son grand-père Léo, un homme que l'on décrit comme bon, droit et solide, qui était un bâtisseur. Le comédien, qui n'en est pas à ses premières armes avec les récits du passé, n'a pas hésité longtemps avant d'accepter l'offre.

« C'est tout un honneur d'avoir été choisi par Francis pour camper un personnage aussi important pour lui. La lecture du scénario m'a aussi convaincu, c'est une belle histoire et le rôle est très intéressant. Félix, c'était un grand porteur de notre identité et de notre culture », signifie-t-il.

M. Dupuis n'a pas eu l'occasion de rencontrer Félix Leclerc, il connaît quelques-unes de ses chansons, mais sans pouvoir les fredonner. Il désire attendre la fin du tournage avant de lire ses écrits afin de ne pas se laisser influencer. Celui que plusieurs ont découvert dans le rôle d'Ovila Pronovost (Les Filles de Caleb) et qui a également eu l'occasion d'interpréter Maurice Richard et Alexis Labranche (Un Homme et son péché) au grand écran semble très à l'aise avec le nouveau défi qui lui est présenté.

« Je n'en suis pas à mon premier film d'époque, les valeurs sont différentes et il y a des détails qui ne sont pas les mêmes, mais je suis en terrain connu. Il faut que je sois dans le détail, avec les enfants, la hache, les lieux, je ne pense pas trop à ce que ça représente comme histoire », affirme-t-il.

De la relève

Plutôt que d'aller fouiller dans les banques des différentes agences à la recherche de jeunes talents, Francis Leclerc a ouvert au grand public les rôles du jeune Félix, de son meilleur ami Fidor et de ses frères et soeurs. Si le processus peut paraître téméraire, il donne de bons résultats jusqu'à présent.

« Il y en a une couple à qui je donnerais du Ritalin, lance le réalisateur tout sourire, mais ils sont de véritables éponges, ils veulent travailler et veulent bien faire. Il ne faut pas avoir peur de leur dire quand ça ne sonne pas vrai. On leur montre et ils comprennent rapidement. Ce qui est intéressant, c'est qu'ils partent de zéro, ils ne jouent pas trop gros comme on fait souvent à la télévision ».

 

Cette façon de faire profite à Justin Leyrolles-Bouchard qui, moins d'un an après avoir commencé sa carrière se retrouve avec un rôle important dans une grande production. L'adolescent affirme avoir eu un peu de difficulté à trouver ses repaires en début de tournage, mais prend du galon rapidement.

« C'est incroyable, je n'aurais jamais pensé que ça pourrait m'arriver. Ça m'a pris deux ou trois semaines à m'en remettre, raconte-t-il. Au début du tournage, j'étais un peu moins confiant, mais Anton (Antonello Cozzolino, le producteur) et Francis m'ont beaucoup aidé, ils répondaient à mes questions. Il y a aussi Roy qui me donne des trucs, c'est beaucoup grâce à lui si je m'améliore ».

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