En mode solution... et marathon

Pierre Bail, président du conseil d'administration du Centre... (La Tribune, Vincent Lambert)

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Pierre Bail, président du conseil d'administration du Centre d'interprétation de l'ardoise, et Lorraine Denis, directrice de l'endroit, travaillent fort pour trouver des solutions à la perte, l'an dernier, de la subvention de fonctionnement du petit musée richmondais.

La Tribune, Vincent Lambert

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(Richmond) Le Centre d'interprétation de l'ardoise (CIA) est actuellement en mode solution... et marathon, pour assurer sa viabilité à la suite de la perte de sa subvention annuelle de 25 000 $ du Programme d'aide au fonctionnement des institutions muséales (PAFIM). Ce coup dur est la conséquence d'une nouvelle réglementation, qui tient compte la taille du musée.

« Nous sommes désormais considérés comme trop petits, parce que nous ne sommes pas ouverts 40 semaines par année et que nous n'avons pas trois employés. Ces deux conditions sont maintenant obligatoires », explique Pierre Bail, président du Centre d'interprétation de l'ardoise.

C'est le 9 juin 2015 que l'établissement muséal a appris qu'en date du 1er avril 2015, il n'aurait plus droit à la subvention du PAFIM. Malgré cette mauvaise nouvelle, le CIA a eu droit à une année de transition en 2015-2016, où il a reçu 25 000 $.

En tout, 21 musées ont été exclus de la subvention du PAFIM et c'est pourquoi le ministère de la Culture et des Communications (MCC) a annoncé, en avril 2016, une mesure d'aide triennale. Le portrait des subventions pour les prochaines années du CIA sera de 22 500 $ en 2016-2017, de 17 500 $ en 2017-2018 et de 12 500 $ en 2018-2019. Ces montants d'argent sont attribués pour la réalisation de projets et non pour le fonctionnement.

Pour M. Bail, cette décroissance des montants est une « très mauvaise nouvelle ».

« Ce que le ministre nous a dit, c'est que les coupures n'étaient pas en lien avec la qualité de notre travail, mais bien une question de rationalisation. Six autres musées qui n'étaient pas soutenus le sont devenus. L'idée, c'est que l'argent des 21 institutions a été redistribué ailleurs, dans des établissements, j'imagine, plus gros », précise Pierre Bail.

« Ce que j'ai fait valoir comme point au ministre [lors des consultations publiques sur le renouvellement de la politique culturelle du Québec], c'est que des régions sont défavorisées en matière de culture. Ces régions ne s'en sortiront pas, surtout si on coupe ainsi. Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'on attaque les Québécois directement en faisant ça, tandis qu'on veut le protéger et lui donner accès à la culture », ajoute-t-il.

Le futur du Centre d'interprétation de l'ardoise ne s'annonce pas bien : les lieux ne pourront rester ouverts « indéfiniment sans argent » en raison des nombreux coûts liés aux différents projets. « On se bat à l'heure actuelle pour trouver des solutions », dit M. Bail.

Plus de visiteurs

Le président du centre d'interprétation de l'ardoise se dit satisfait des résultats des 25 années d'activité du centre, soulignées justement le printemps dernier. Mais pour surmonter les défis financiers, le CIA devra réduire ses dépenses de fonctionnement.

« On a déjà réduit beaucoup et on est déjà en train de scruter à nouveau à la loupe toutes les dépenses. On n'a pas encore trouvé toutes les solutions », rapporte M. Bail.

Cependant, avec les projets, cela semble plus encourageant : « On voudrait rapprocher les écoles. On pourrait certainement faire subventionner ce type de projet. On doit aller chercher plus de visiteurs pour faire de l'argent. On regarde donc pour des solutions, pour avoir plus d'entrées vendues. La solution est beaucoup vers la promotion. »

« On est également dans un processus pour reconstruire notre site internet, car c'est une porte d'entrée intéressante. On pense également à louer notre salle du haut », note Pierre Bail.

Les représentants du CIA voudraient aussi rencontrer prochainement le maire de Richmond et la MRC pour les sensibiliser au fait qu'il n'y a pas de comité culturel sur ce territoire.

« On reste dans l'optique de rester ouvert. On ne baisse pas les bras. On a été toutefois assommé par la baisse du montant qui nous sera alloué. On réfléchit beaucoup et on est ouvert à tout », termine M. Bail.

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