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Espace [IM]Média prêt pour un nouvel envol

Line Dezainde, directrice artistique de Sporobole et commissaire... (Spectre Média, Frédéric Côté)

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Line Dezainde, directrice artistique de Sporobole et commissaire de la 5e édition d'Espace [IM]Média

Spectre Média, Frédéric Côté

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(Sherbrooke) Line Dezainde a terriblement hâte à demain. Après une pause en 2015, le festival d'arts numériques Espace [IM]Média, dont elle est la commissaire, revient en pleine forme, avec plus d'une vingtaine d'oeuvres réalisées par autant d'artistes, installées un peu partout au centre-ville et à l'Université de Sherbrooke.

La pause forcée de l'événement biennal avait notamment été causée par la fin d'une entente triennale entre la Ville de Sherbrooke et le Conseil des arts et lettres du Québec, ce qui avait causé un trou de 60 000 $ dans le budget. Mais Line Dezainde, qui est aussi directrice artistique de Sporobole, avoue qu'Espace [IM]Média avait aussi besoin de reprendre son souffle.

« L'édition de 2013 [enrichie à cause de la tenue des Jeux du Canada] avait coûté plus cher que prévu, à cause de certains imprévus comme le bris d'une grue. Il fallait finir de payer la quatrième édition avant de penser à la cinquième. »

Autrement, les principaux bailleurs de fonds (le Conseil des arts du Canada et le Conseil des arts et lettres du Québec) ont vite répondu présents. À tel point qu'on discute d'une expansion dans les prochaines années, même de tenir l'événement annuellement.

« Il y a très peu d'événements comme le nôtre. Nos bailleurs de fonds veulent encourager les collaborations entre les artistes, entre les centres d'artistes, avec les universités. Ils souhaitent non seulement que les arts numériques soient diffusés sur le terrain, mais qu'il y ait aussi de la recherche. »

Expérimenter les 16 canaux

Les arts numériques, soit la création à partir des technologies numériques (audio, vidéo, informatique, internet, etc.), ont en effet permis le développement de plusieurs applications, telles les projections illusionnistes (video mapping), soit la « technique de création d'animations conçues pour être projetées sur une surface au relief irrégulier ».

Line Dezainde donne aussi comme exemple les trois artistes qui ont créé des oeuvres sonores pour Espace [IM]Média (Line Katcho, Adam Basanta et Jérôme Minière alias Herri Kopter) et qui ont fait une résidence de trois semaines à Sporobole pour expérimenter le système de son à 16 canaux de la galerie.

Le week-end qui s'amorce samedi sera particulièrement intense, car en plus de l'inauguration officielle des installations numériques (qui seront en fonction jusqu'au 25 septembre), il y aura deux événements uniques : la présentation de performances sonores en direct à la Petite Boîte noire, samedi à 21 h, ainsi qu'un programme vidéo, dimanche à 16 h à la Maison du cinéma. Les deux activités sont gratuites et tous les détails se trouvent au espaceimmedia.org.

Même si les arts numériques restent abstraits dans l'esprit d'une grande partie de la population, Line Dezainde croit qu'ils font leur bout de chemin. Elle se souvient de l'oeuvre de Caroline Hayeur, présentée en 2013. L'artiste avait créé une carcasse de bateau virtuelle qui s'enfonçait dans le lac des Nations.

« Des gens m'ont confié qu'ils s'ennuyaient de cette oeuvre après son départ. On estime dans un musée, le temps moyen consacré par le visiteur à une oeuvre est de quatre secondes. Et là, on voit des gens qui restent 15, 20, 30 minutes! »

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