Le Centre culturel entre dans la danse

Le directeur du Centre culturel de l'Université de... (Spectre Média, Frédéric Côté)

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Le directeur du Centre culturel de l'Université de Sherbrooke Mario Trépanier a retenu les services de Sylvain Dodier (à gauche sur la photo) comme consultant en développement de public et en action culturelle pour animer la nouvelle série Danse.

Spectre Média, Frédéric Côté

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<p>Steve Bergeron</p>
Steve Bergeron
La Tribune

Avec la disparition au printemps dernier de la saison de spectacles du Théâtre Centennial, ce sont environ cinq spectacles de danse contemporaine par année qui se sont soudainement évaporés de la scène estrienne. Un dur coup pour les amateurs de cet art en région, mais aussi pour les compagnies de danse québécoises, qui ont déjà plus de difficultés à trouver des débouchés sur le territoire québécois qu'à l'étranger.

Après mûre réflexion, le directeur du Centre culturel de l'Université de Sherbrooke, Mario Trépanier, a décidé de tenter le coup, avec une saison de trois spectacles en 2017, pour laquelle il est déjà possible de s'abonner (75 $). À la prestation déjà prévue de Ballet BC (11 avril) s'ajoutent donc celles de Louise Lecavalier (Mille batailles, 7 février) et de Virginie Brunelle (À la douleur que j'ai, 21 mars). Le directeur artistique raconte comment les fils se sont attachés, appuyé de Sylvain Dodier, responsable de l'animation autour de la nouvelle série Danse, engagé comme consultant en développement de public et en action culturelle.

Avez-vous tout de suite réagi à l'annonce de la disparition de la danse au Centennial?

MT : « Se lancer là-dedans comprenait des risques financiers majeurs, surtout dans le contexte des dernières années [les spectacles de danse sont toujours présentés à perte]. Mais très vite, il nous est apparu que le Centre culturel devait jouer un rôle pour que la danse continue d'être présente sur le territoire sherbrookois. Nous avons eu l'appui de la direction de l'Université. Le hasard a voulu que le spectacle de Louise Lecavalier soit prêt pour la tournée. Quant à Virginie Brunelle, j'ai eu un gros coup de coeur pour ses précédentes oeuvres et nous avons accepté de soutenir son nouveau spectacle, même s'il n'existe pas encore. Finalement, tout s'est mis en place comme un puzzle, malgré le peu de temps que nous avions. »

Et la nouvelle série ne s'amène pas seule, parce que le public sera invité à participer à des animations, parfois avant, parfois après les spectacles...

MT : « Un des éléments déterminants dans la décision de créer une série Danse a été ma rencontre avec Sylvain Dodier, qui avait déjà une expertise dans l'animation autour de la danse. Il a déjà joué ce rôle à la Danse sur les routes du Québec et à l'Agora de la danse, à Montréal, avant de s'établir en Estrie. »

SD : « L'idée, c'est de créer un écrin : que les gens ne viennent pas seulement voir un spectacle, mais vivre une expérience immersive, par des actions culturelles avant et après. Et comme les spectacles de danse sont généralement courts (une heure en moyenne), c'est faisable. »

Est-ce que cela ira jusqu'à faire danser des spectateurs?

SD : « J'ai souvent vu des gens qui avaient une irrésistible envie de bouger après une prestation de danse. À tout le moins, ils veulent en parler, pour laisser sortir le trop-plein. Bien sûr, on pense à des rencontres avec les artistes, mais on peut aller plus loin que ça pour pousser l'expérience jusqu'au bout. Par exemple, les trois spectacles présentés en 2017 ont tous un lien avec les mots et la littérature. Louise Lecavalier s'est inspirée de la figure du Chevalier inexistant d'Italo Calvino et de son écuyer. Elle a créé à partir de la sensation d'une armure vide, moins dans l'émotion, plus dans l'énergie. Pour le titre de son spectacle, Virginie Burnelle s'est évidemment inspirée du vers d'Émile Nelligan et elle a décidé d'y faire une recherche sur la douleur, laquelle peut être un pont émotif avec le spectateur. En fait, pour créer un lien avec le public, les trois soirées au programme sont vraiment du bonbon. »

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