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ICI Estrie: une rentrée en mode multiplateforme

ICI Estrie a procédé à son lancement de... (Spectre média, Julien Chamberlant)

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ICI Estrie a procédé à son lancement de saison, mercredi, en présence des vedettes de l'émission Mes petits malheurs. De g. à d., on reconnaît Jean-François Léger, auteur de la télésérie, Catherine Proulx-Lemay, comédienne, Marie-Pierre Roy-Carbonneau, animatrice de C'est pas trop tôt en Estrie, Antoine Marchand-Gagnon, comédien, Jean-Michel Anctil, comédien, les chefs d'antenne Chantal Rivest et Michel Bherer, ainsi que Réjean Blais, animateur de Écoutez l'Estrie.

Spectre média, Julien Chamberlant

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(Sherbrooke) D'ordinaire, les lancements de saison se suivent et se ressemblent tous un peu. Mais pas cette année. ICI Estrie a choisi de faire les choses autrement en conviant spectateurs et auditeurs à un lancement en direct sur Facebook, mercredi, une première logique pour l'institution régionale qui, à l'instar des autres stations du pays, a amorcé un virage multiplateforme l'automne dernier.

« Notre mandat à Radio-Canada reste le même, mais le métier a changé et la relation avec l'auditoire aussi. Les gens s'attendent à avoir une relation avec leur média, à faire partie de la discussion. On essaie de répondre à cette demande », indique le directeur général des services régionaux de Radio-Canada, Marco Dubé.

L'époque où l'information se déployait en rendez-vous uniques et précis dans la journée est chose du passé. L'instantanéité et la réciprocité que permettent les médias sociaux ont changé la donne.

« Il y encore des gens présents aux bulletins télévisés, mais notre auditoire veut aussi être informé au moment où les choses arrivent. Le fait d'être sur plusieurs plateformes et d'investir le web nous permet d'offrir une information en continu et de converser avec le public. Ce qu'on vise, c'est d'être actifs sur le web 18 heures par jour, sept jours par semaine », précise M. Dubé.

Pour le reste, on mise sur la continuité. Concrètement, dans la grille horaire régionale, tant à la télé qu'à la radio, il y a peu de changements, sinon quelques nouveaux collaborateurs qui se greffent à ceux qui étaient déjà en place, matin et soir. Et il y a l'ajout d'une demi-heure à l'émission radiophonique du retour, toujours pilotée par Réjean Blais.

« Cette demi-heure supplémentaire, de 15 h 30 à 16 h, nous permettra de glisser un segment plus social à l'émission », souligne le chef des services français de Radio-Canada Estrie, Stéphane Laberge.

Celui-ci promet quelques surprises en cours d'automne : « On a de très beaux projets numériques qui s'en viennent, des projets qui devraient rayonner à l'extérieur de la région et pour lesquels on a vraiment fait preuve d'audace et d'innovation. »

Façon 1986

Au coeur de ce lancement résolument moderne, flottait quand même un petit parfum vintage. C'est que les studios de la rue King accueillaient les artisans de la nouvelle émission Mes petits malheurs, dont l'action nous ramène 30 ans en arrière.

« Je trouvais que les années 80, c'était une belle toile de fond. L'idée de cette série m'est venue quand j'ai réalisé que je répétais à mes enfants des phrases que mon père m'avait dites lorsque j'étais moi-même enfant... des phrases qui m'embêtaient, à l'époque », raconte l'auteur Jean-François Léger.

Inspiré de son enfance au chalet, la comédie, qu'il qualifie de « feel good série », reprendra la case horaire laissée vacante par la fin des Parent, le lundi, à 19 h 30. Jean-Michel Anctil et Catherine Proulx-Lemay y incarnent le couple Claude-Nicole. On voit évoluer la famille qu'ils forment avec leurs trois enfants, en 1986.

« Je joue un homme bien de son époque, un médecin pour qui le travail est important, un père très protecteur qui sera, par exemple, le premier à faire porter un casque de vélo à ses enfants », note Jean-Michel Anctil, qui passera l'automne à promener son nouveau spectacle et à tourner dans un long métrage où il tiendra un rôle principal.

Le regard de Jeffy

C'est le dynamique Antoine Marchand-Gagnon qui prête vie au jeune Jeffy, cadet du clan et personnage pivot puisque c'est à travers son regard qu'on suit les péripéties familiales.

« Je n'ai pas vécu les années 80, mais je trouve que c'était une époque vraiment hot », dit le jeune acteur de 13 ans qui a découvert, en cours de tournage, toute la splendeur des jeux vidéos rétro.

La série plaira sans nul doute à ceux, nostalgiques ou pas, qui ont traversé l'enfance alors que les tubes de Corey Hart et Cindy Lauper cartonnaient à la radio. Mais elle rejoindra aussi un auditoire plus jeune : « C'est vraiment un rendez-vous télévisé familial. Moi, je me verrais très bien écouter ça avec mes enfants », dit Catherine Proulx-Lemay.

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