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La mécanique humaine de Machine de cirque

Les acrobates Ugo Dario, Maxim Laurin, Yohann Trépanier... (Archives, La Presse)

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Les acrobates Ugo Dario, Maxim Laurin, Yohann Trépanier et Raphaël Dubé entourent le percussionniste Fred Lebrasseur dans une scène du spectacle de Machine de cirque.

Archives, La Presse

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(Sherbrooke) Ils ont déjà époustouflé une partie du public sherbrookois, pendant l'événement Bouffe ton centro !, lorsqu'ils ont battu le record du plus grand nombre de sauts périlleux arrière à la planche coréenne (101 sauts, alors qu'ils prévoyaient en réaliser 50). Maintenant qu'ils ont démontré une partie de leur savoir-faire, les gars de Machine de cirque espèrent une conquête totale avec leur spectacle complet.

« Ugo et moi, nous discutions depuis longtemps de ce record, et nous avons pensé que de le réaliser devant le public sherbrookois serait une bonne façon de promouvoir notre spectacle », résume Maxim Laurin, un des deux acrobates qui ont réussi l'exploit du 6 août dernier, devant l'hôtel de ville.

« Nous étions un peu nerveux, nous avons aussi été limités par le vent et le soleil, mais ça s'est super bien passé. Nous étions super contents et nous avons eu une belle réponse », rapporte-t-il.

En fait, la réponse est encore plus belle à l'international. Le premier spectacle de Machine de cirque, éponyme, a déjà été présenté plus de 200 fois, principalement à l'étranger, même si la première ne remonte qu'à mai 2015.

« C'est vraiment incroyable, tout le chemin parcouru en à peine un an ! Les six premiers mois de 2015, nous les avons passés en Allemagne [deux à Munich, deux à Münster, deux à Essen] ! Comparativement à ça, le marché québécois est très ardu. Le spectacle est difficile à vendre aux diffuseurs d'ici, même si nous aimerions assurément donner plus de spectacles chez nous. »

La troupe de Québec a tout de même fait un tabac l'an dernier lors du festival Montréal complètement cirque. « Il faut dire que Machine de cirque avait déjà commencé à faire parler d'elle avant sa naissance », précise Maxim Laurin.

Le succès des serviettes

En fait, la compagnie a vu le jour à cause... d'un ingénieur mécanicien, Vincent Dubé, qui avait obtenu une subvention de recherche pour développer une nouvelle machine de cirque... et avait donc besoin d'acrobates pour la développer et la tester. Il a d'abord travaillé avec un trio : le percussionniste Fred Lebrasseur et le duo les Beaux Frères (Raphaël Dubé et Yohann Trépanier), qui avaient déjà une carrière bien huilée en tant qu'acrobates et jongleurs. Notamment pour leur numéro des serviettes.

« C'est un très, très gros hit, surtout sur YouTube. En fait, ils sont surtout connus à cause de ce numéro », raconte Maxim Laurin à propos de cette chorégraphie où les deux artistes, complètement nus, s'amusent à faire tournoyer, à s'échanger et à s'arracher leurs serviettes sans que jamais l'essentiel soit à la vue du public.

« Nous faisons maintenant ce numéro à quatre... » ajoute Maxim, confirmant que c'est le seul numéro où le public ne serait pas fâché s'ils rataient leur coup.

Maxim et Ugo, qui avaient aussi leur carrière en tant que duo à la planche coréenne et ont aussi fait partie des 7 doigts de la main, ont joint les rangs de Machine de cirque il y a deux ans.

Et la fameuse machine que devait concevoir Vincent Dubé ?

« Disons qu'elle a été un peu décompartimentée. On pourrait dire que les véritables machines de cirque, maintenant, c'est nous ! »

Absence de femmes

En fait, elle a été, en quelque sorte, intégrée à la trame du spectacle. « L'histoire se déroule dans un contexte post-apocalyptique. On comprend que ces cinq hommes sont ensemble depuis très longtemps dans cet espace. Leur histoire, c'est de créer une machine qui leur permettrait d'entrer en contact avec d'autres survivants.

« On raconte cette histoire avec nos corps et quelques appareils. L'imagination du spectateur fait le reste. On s'amuse beaucoup aussi avec l'absence de femmes dans notre groupe. On joue avec ce manque... Ce qui veut dire que, dans cet univers très masculin, certains prennent davantage un rôle féminin, avec plus de douceur, de nuances... »

Numéros de trapèze, de jongleries, de mât chinois, de monocycle, de bicyclette défilent pendant que Fred Lebrasseur assume la musique en direct.

« Nous avons travaillé très fort pour que Fred fasse partie intégrante du spectacle même s'il n'est pas acrobate. Nous ne voulions pas qu'il soit limité à une station de musique. Il fait vraiment partie de l'équipe », conclut Maxim Laurin.

Vous voulez y aller?

Machine de cirque

Les 2 et 3 septembre, 19 h 30

Le 4 septembre, 15 h

Place Nikitotek

Entrée : 23 $ (étudiants : 14 $ ; enfants de 4 ans et moins : gratuit)

Mercredi 1er mars 2017, 20 h

Salle Maurice-O'Bready

Entrée : 40 $

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