Crise au Centre d'art de Richmond

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Le congédiement de la directrice générale du Centre d'art de Richmond et du coordonnateur de l'école de musique a été suivi de plusieurs démissions.

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(Richmond) Le Centre d'art de Richmond est en crise : non seulement la directrice générale et le coordonnateur de l'école de musique ont été remerciés par le conseil d'administration, mais leur congédiement a été suivi d'une vague de démissions par solidarité, dont celle du directeur artistique et de la directrice de la galerie d'art. On rapporte également la démission de deux professeurs de musique et d'un agent de communication.

« On est très solidaires du travail de Nancy [Pelletier, la directrice générale congédiée]. On était enfin une équipe où c'était le fun de travailler ensemble. On pouvait oeuvrer sur une vision commune. Maintenant, j'ai décidé de quitter le navire, de me concentrer sur mes projets mis en veilleuse et de passer à autre chose », déclare Louis-Philippe Hébert, le directeur artistique démissionnaire, qui mentionne que quatre autres professeurs de musique du centre d'art sont présentement en réflexion et pourraient aussi décider de partir.

M. Hébert ajoute qu'il y avait beaucoup d'incompréhension au niveau de la gouvernance sur « la façon de faire les choses ».

Nancy Pelletier était la sixième personne à la direction générale en quatre ans. Des divergences de points de vue avec le conseil d'administration seraient à l'origine de sa mise à pied et de celle de Bernard Riche, coordonnateur de l'école de musique.

« C'est quelque chose d'assez fréquent dans le milieu culturel et des OBNL qu'il y ait des différends », commente Nancy Pelletier, qui était entrée en poste en janvier dernier. « Il y a des problèmes de gestion à l'interne », croit-elle.

« Ce qui s'est passé, c'est qu'il y avait des attentes et des visions qui étaient différentes », estime quant à lui le président du conseil d'administration, Nick Fonda. « C'est un problème complexe, parce que c'est difficile au point de vue financier, ce qui a compliqué beaucoup les choses. La direction proposée par le Centre d'art et celle de la directrice générale ne s'accordaient pas assez bien pour qu'on puisse continuer. »

Le portrait financier a également pesé dans la balance. « Nous ne sommes pas le seul organisme qui éprouve des difficultés. Si on était un peu mieux placés financièrement, il y aurait eu beaucoup plus de possibilités, mais ce n'est pas le cas », souligne M. Fonda. « Nancy [Pelletier] était très bonne et elle a réussi à rassembler une équipe qui était très loyale envers elle. Elle a réussi à motiver ces gens-là et on l'apprécie beaucoup. Ce qui est triste, c'est qu'il y avait beaucoup de connaissances et d'expertises des deux côtés », ajoute-t-il.

Image touchée

Pour Bernard Riche, coordonnateur de l'école de musique qui a également été congédié, il était important de défendre le point de vue de la direction : « Je l'ai défendue bec et ongles parce que je n'ai jamais vu autant de directions en l'espace de quatre ans. »

Pour M. Riche, l'avenir de l'école de musique est incertain en raison des départs. « Pour moi, l'école est morte et c'est aussi clair que ça », ajoute-t-il. Selon lui, l'image du Centre d'art est touchée.

Malgré les divergences de points de vue, Louis-Philippe Hébert assure que la relation était bonne avec le président Nick Fonda : « Il travaillait de manière exemplaire, en partenariat avec la directrice générale. C'est quelqu'un de dévoué et impliqué, qui était solidaire avec la directrice et toute l'équipe. C'est quelqu'un de très bien. »

Une programmation qui demeurera

En raison de tout ce mouvement de personnel, la programmation de cette saison du Centre d'art aurait pu basculer, mais le président assure que ce n'est pas le cas : « La seule bonne nouvelle, c'est que la programmation est faite. Ça commencera au mois d'octobre. Tout est en place et ç'a été bien fait », note M. Fonda.

Une équipe de bénévoles prendra la relève. Quant à l'école de musique, elle recommencera ses activités sous peu.

Pour Nancy Pelletier, il est malgré tout « important d'encourager la population à acheter des billets pour soutenir la programmation du Centre d'art ». « Voir un lieu de diffusion possiblement disparaitre, ça enlèverait un petit morceau à l'âme. »

Les bureaux du Centre d'art seront maintenant au deuxième étage et les studios, au même endroit.

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