Nitro Rush: prêt à surprendre

Neuf ans après Nitro, la suite Nitro Rush... (Photo fournie par Séville)

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Neuf ans après Nitro, la suite Nitro Rush arrive sur les écrans aujourd'hui, dans une production ni meilleure ni pire que la précédente, et qui arrive même à surprendre à plusieurs égards. Le film met en vedette Madeleine Péloquin, Guillaume Lemay-Thivierge, Antoine Desrochers, Alexandre Goyette et Antoine Olivier Pilon.

Photo fournie par Séville

La TribuneCharlotte R. Castilloux 2/5

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<p>Charlotte R. Castilloux</p>
Charlotte R. Castilloux

Journaliste stagiaire

La Tribune

(Sherbrooke) L'enjeu principal de la suite de Nitro, c'est de ramener, neuf ans plus tard, des personnages aimés du public tout en réinventant l'histoire. Chose qui a été réussie avec Nitro Rush, dans une histoire aussi périlleuse qu'en 2007.

Dans le premier volet, on avait droit à des poursuites en voiture, des T-Rex et du trafic d'organes. Bref, des chars et de l'action. Cette fois-ci, on laisse très loin en arrière-plan la rapidité des automobiles et on entre dans le monde du crime organisé, du trafic de drogue et du piratage informatique. Le réalisateur Alain Desrochers livre donc ici un film fortement teinté des réalités d'aujourd'hui, avec des trames de fond très 2016 comme la puissance de l'internet. Et malgré les ficelles traditionnelles, le scénario arrive à surprendre.

À la fin de Nitro, on quittait le personnage principal, Max (Guillaume Lemay-Thivierge), au moment où il entrait en prison, à la suite d'un homicide involontaire commis pour sauver sa femme Alice, en attente d'un nouveau coeur.

Six ans plus tard, Max est toujours détenu. Alice n'a pas survécu après l'opération et leur fils Théo, devenu orphelin, est toujours en colère contre son père. Le jeune génie de l'informatique se laisse même enrôler par une organisation criminelle. Pour le sortir de là, Max s'évadera et acceptera de participer au vol d'une nouvelle drogue, la Nitro Rush.

On pourrait dire que Nitro Rush répond aux attentes : on ne réinvente pas une formule gagnante, donc bagarres, sang et tourments sont au rendez-vous.

Mais le scénario arrive quand même à surprendre, prenant des directions auxquelles on ne s'attendait pas, égalant, sur ce point, l'originalité et l'intensité de bien des superproductions américaines, avec par exemple les scènes de tyrolienne dans les arbres.

Érotisme attendu

Bien sûr, une dose attendue d'érotisme s'invite, offrant une pause dans le rythme effréné du film, grâce à Madeleine Péloquin dans le rôle de la vilaine Daphné, qui incarne une manipulatrice hors pair.

Guillaume Lemay-Thivierge, lui, livre un Max tourmenté, toujours prêt à tout pour la sécurité des siens.

Le personnage a tout de même gagné une certaine profondeur, dans laquelle on sent le cheminement personnel effectué durant les années de prison.

Pour ce qui est du jeune Antoine Desrochers, il offre une solide prestation dans son rôle de Théo, rendant très bien la douleur et la rancune qu'il entretient envers son père, mais aussi la tristesse qui l'habite.

On remarque d'ailleurs son affinité naturelle avec Antoine Olivier Pilon, qui campe son ami Charly. Leur amitié se reflète dans leur complicité à l'écran.

Chapeau, finalement, au coordonnateur des cascades Jean Frenette, qui a orchestré des bagarres crédibles.

On salue aussi la longue scène dans les douches, un plan-séquence très réussi.

Nitro Rush

ACTION

**½

Réalisé par Alain Desrochers

Avec Guillaume Lemay-Thivierge, Madeleine Péloquin et Antoine Desrochers

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