La place Nikitotek en orbite

La maestria Lise Bellehumeur et les musiciens de... (Spectre Média, Julien Chamberland)

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La maestria Lise Bellehumeur et les musiciens de l'Orchestre du septième art ont fait vivre un voyage intergalactique aux spectateurs présents à la place Nikitotek jeudi soir.

Spectre Média, Julien Chamberland

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(Sherbrooke) Une salle un peu plus qu'à moitié pleine a été propulsée dans les confins de l'univers jeudi soir à bord du vaisseau que constituait la place Nikitotek, alors que l'Orchestre du septième art (OSA) présentait le premier de trois concerts inspirés par le milieu intergalactique.

Dans ce spectacle intitulé Opus galaxie, les cinquante musiciens formant l'OSA interprètent les trames sonores des films de science-fiction les plus connus sous la direction de la maestria Lise Bellehumeur, un montage des moments marquants desdits films étant projeté sur deux écrans géants installés de chaque côté de la scène.

Mais avant de se lancer vers les étoiles, le public a été invité à retourner dans le temps, plus précisément dans les années 1920, pour rigoler devant un court-métrage de l'ancien duo comique Laurel et Hardy.

Pendant que les deux bouffons essayaient tant bien que mal de vendre leurs sapins de Noël dans Big Business, Roman Zavada, l'un des derniers accompagnateurs de films muets au monde, superposait aux images des airs de piano tour à tour rigolos et dramatiques. Une performance impressionnante au cours de laquelle le virtuose avait constamment les yeux rivés à l'écran afin de synchroniser chaque note à l'action.

Puis, Lise Bellehumeur et son orchestre ont entamé la musique de l'incontournable Star Trek, entourés de fumée et d'effets lumineux rendant l'ambiance encore plus surréelle.

« On va aller se promener dans le ciel, loin dans les étoiles! », a lancé la maestria avant de fendre l'air de sa baguette au rythme de la musique audacieuse et dynamique d'Armageddon.

Entre chaque prestation, Mme Bellehumeur prenait soin d'expliquer en toute simplicité les pièces que s'apprêtaient à entendre les spectateurs - caractérisant par exemple la musique d'Independence Day de laborieuse et technique, et celle de Contact de mélodieuse - ce qui permettait aux néophytes d'apprécier autant le concert que les mélomanes.

Clin d'oeil à Sinatra

Avant l'entracte, le chanteur Pascal Caron, que l'on a pu voir à l'émission La Voix en 2014, s'est joint à l'orchestre le temps d'interpréter trois chansons de Frank Sinatra, dont l'indémodable Strangers in The Night, qui a réjoui l'audience.

Même si la performance du résident de Cookshire-Eaton était bien sentie, disons que la coupure entre les créatures à multiples tentacules débarquées tout droit de l'espace et les mélodies du crooner américain était quelque peu étrange.

En fin de concert, les amateurs de science-fiction ont pu poursuivre leur périple en orbite, notamment aux sons de la musique inquiétante de The Thing et Le Prédateur.

L'Orchestre du septième art sera de retour à la place Nikitotek vendredi et samedi.

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