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Nitro Rush: ni trop pareil, ni trop différent

Guillaume Lemay-Thivierge et Alain Desrochers... (Spectre média, René Marquis)

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Guillaume Lemay-Thivierge et Alain Desrochers

Spectre média, René Marquis

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<p>Charlotte R. Castilloux</p>
Charlotte R. Castilloux

Journaliste stagiaire

La Tribune

(Sherbrooke) Remonter à bord de l'aventure Nitro neuf ans plus tard? Pas pour Alain Desrochers. Celui qui avait signé le long métrage original en 2007 n'est pas du genre à repasser dans des sentiers déjà battus. À moins qu'on lui permette de mettre le scénario à sa main...

« Je n'ai pas l'habitude de faire des suites, j'aime que ça soit différent. Pour Nitro, je considérais que j'avais déjà touché le sujet, ça prenait une autre histoire », explique le réalisateur qui voulait éviter de se répéter, mais qui est finalement très heureux de son Nitro Rush, lequel arrivera au cinéma le 31 août.

« Oui, dans le premier film, Max voulait sauver sa femme et maintenant, il veut sauver son fils, mais l'histoire est complètement différente. Dans Nitro Rush, on entre dans le monde de la drogue et du piratage informatique », continue Alain Desrochers, à qui l'on doit l'idée originale du scénario écrit par Martin Girard.

Quant à Guillaume Lemay-Thivierge, c'était un plaisir pour lui de retrouver Max, le personnage principal de Nitro Rush. « Reprendre un rôle, peu importe après combien de temps, c'est toujours le fun. Tu le connais et tu te souviens de ses états d'âme », mentionne l'acteur, qui n'a pas été dérangé par les neuf années qui séparent les deux films.

Tout comme le premier volet, Nitro Rush est un vrai film d'action. « On en fait peu au Québec et c'est important d'en avoir quelques-uns. Il faut que notre cinéma soit le plus varié possible. C'est ce que les gens veulent », précise Alain Desrochers, qui s'était donné le mandat de faire un vrai film d'action malgré un budget beaucoup plus modeste que celui des superproductions américaines. « Ce n'est pas toujours évident, par contre, poursuit-il. Le défi est d'en mettre plein la vue au public avec peu de moyens. Pour y arriver, on essaie d'innover et de trouver de nouvelles techniques. Je pense qu'on y est arrivé et que le spectateur en aura pour son argent. »

Sauver Théo

L'histoire de Nitro Rush débute six ans après la fin du premier volet. On retrouve Max en prison pour le meurtre d'un policier qu'il avait commis pour sauver sa femme Alice. Malgré sa greffe de coeur, Alice est décédée quelque temps après l'entrée en prison de Max, laissant ainsi leur fils Théo orphelin. Ce dernier, toujours en colère contre son père pour l'avoir « abandonné », trouve refuge chez le gang de l'Avocat, ennemi de Max. Apprenant la voie empruntée par son fils, Max s'évade de prison pour tenter de sortir Théo du crime organisé.

Pour un comédien, un film d'action est toujours excitant. « C'était un gros défi physique, mais aussi un défi d'acteur », commente Madeleine Péloquin, qui incarne la vilaine Daphné dans Nitro Rush. « Je suis même fière d'avoir fait toutes mes cascades », s'amuse à dire la comédienne, qui a quand même suivi trois mois d'entrainements intensifs et de régimes protéinés pour se préparer au tournage.

« C'est beaucoup de préparation, mais c'est ce que j'adore de mon travail », confie Guillaume Lemay-Thivierge, qui fait 95 pour cent de ses cascades dans le film. Le comédien avoue même avoir eu à tourner l'une des scènes les plus difficiles de sa carrière.

Filmée en plan-séquence, l'une des premières scènes, se déroulant dans les douches de la prison, aura donné du fil à retorde à toute l'équipe.

Il n'y avait aucun droit à l'erreur. « On devait être coordonné parfaitement pour que ça fonctionne.

Les maquilleuses devaient être synchronisées pour nous ajouter du sang, on ne devait rien oublier. En tout, on a fait 18 prises. Après, on était tous brulés », raconte Guillaume, épuisé juste à y penser.

Lunchs post-adrénaline

Pour se remettre de l'adrénaline de Nitro Rush et pour passer du temps en famille, Guillaume Lemay-Thivierge prévoit un automne plus tranquille. Hormis une autre tournée de Ladies Night, l'acteur prévoit rester à la maison.

« Mon automne sera teinté de lunchs et de devoirs », rigole le comédien, qui a annoncé en juillet qu'il sera papa pour une quatrième fois.

Sans même avoir été présenté aux Québécois, Nitro Rush connaît déjà un beau succès à l'international. « On a présenté le film en Chine cet été et on a eu une très belle réaction. Ça prouve qu'on fait de belles choses au Québec. Et peut-être que ça motivera les gens à venir voir le film », espère-t-il.

Est-ce qu'on aura la chance de voir un troisième volet de la suite Nitro? « Seul l'avenir nous le dira, mais si le public en redemande, on ne sait jamais », lance le réalisateur, en laissant présager que la fin du film pourrait laisser le public en haleine.

Madeleine Péloquin hors de sa zone de confort

Même si elle a déjà eu la chance de jouer des personnages au caractère fort, Madeleine Péloquin découvrait l'univers d'une dure à cuire en incarnant Daphné, la méchante de Nitro Rush.

« Il est temps qu'on ait des filles fortes et indépendantes au cinéma et Daphné en est une. Je voulais qu'on aime la détester », affirme Madeleine Péloquin, en décrivant son personnage comme une manipulatrice déroutante, prête à tout pour arriver à ses fins.

« Elle veut être en contrôle. On voit qu'elle a été blessée dans le passé, mais on ne connaît pas réellement son histoire », ajoute celle qui a adoré les scènes de bataille.

En plus de Nitro Rush, Madeleine Péloquin s'invitera dans le quotidien des Québécois avec la saison ultime de Mirador à Séries +, diffusée en rafale du 29 au 31 août. « J'ai vu les premiers épisodes et c'est très bon. C'est le fun d'avoir un aussi beau sentiment à la fin d'un projet », confie la comédienne. Elle sera également de retour dans la peau d'Angélique dans la série Les pays d'en haut, dès janvier à Ici Radio-Canada.

Montrer le bon côté des jeunes

Nitro Rush met beaucoup l'accent sur le jeune Théo, un adolescent tourmenté par l'absence de son père et en quête d'un sens à sa vie. Petit génie de l'informatique impliqué dans le crime organisé, Théo semble au premier coup d'oeil être un voyou, mais au fil du film, on découvre une sensibilité dans le personnage, qui se révèle très humain malgré les difficultés qu'il a vécues.

« Je voulais montrer que, oui, la jeunesse peut être délinquante, elle peut être attirée par les côtés plus sombres du web et des communications, mais qu'elle est capable de s'en sortir et de prendre de bonnes décisions malgré tout », affirme Alain Desrochers.

« Je trouve qu'on donne trop souvent le mauvais rôle aux jeunes et qu'on les trouve blasés, alors qu'au contraire, je connais plus de "vieux" qui sont ou qui étaient beaucoup plus blasés », poursuit le réalisateur en prenant ses enfants comme exemple, dont Antoine Desrochers, qui campe justement le rôle de Théo dans Nitro Rush.

Antoine, en plus d'être comédien, étudie la construction durable et la permaculture. « Même si ma génération s'intéressait au recyclage, les jeunes voient les choses d'une autre façon, ce qui leur permet de développer des innovations impressionnantes », ajoute le fier papa, en soulignant l'espoir qu'il voit dans la jeune génération.

Dans Nitro Rush, les jeunes ne sont pas qu'en vedette : ils sont utiles. Antoine Desrochers et son ami Antoine Olivier Pilon sont des adolescents impliqués à 100 pour cent et sont des ressources importantes pour les dirigeants du crime organisé. Leur talent en informatique est d'ailleurs la clé de la mission que s'est donnée Daphné pour voler la recette d'une nouvelle drogue, la nitro rush. Grâce à leurs habiletés, les deux jeunes pirates auront même le pouvoir de décider du sort de la nitro rush et de son futur détenteur.

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