Entrevue avc Soran Dussaigne

Soran Dussaigne avait séduit les quatre coachs de... (Fournie)

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Soran Dussaigne avait séduit les quatre coachs de La Voix avec sa version reggae de Hotel California.

Fournie

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Karine Tremblay
La Tribune

(Sherbrooke) Son audition à l'aveugle avait été un moment fort de la dernière saison de La voix. D'aucuns s'en souviendront : Soran Dussaigne avait servi une rafraîchissante version reggae d'Hotel California, laquelle version avait séduit les quatre coachs. Après un parcours sans faute dans l'équipe d'Ariane, il a quitté l'émission la tête haute, avec l'envie de continuer à faire de la musique. Le jeune musicien, qui a fêté ses 18 ans au cours de l'été, planche donc sur un premier disque dont il espère la sortie en 2017. Entre la composition de nouvelles chansons et ses cours en cinéma au cégep, il trouve le temps de faire quelques spectacles. Ce soir, il est à la salle du Parvis de Sherbrooke.

Comment as-tu trouvé ton expérience à La voix?

Je suis sorti de là super joyeux. Comme artiste, c'est difficile de garder une liberté de création sur des plateaux aussi gros, mais j'ai réussi à faire les chansons à ma façon, à ouvrir des portes. C'est une expérience qui demande beaucoup, mais qui donne beaucoup aussi. On voit l'envers du décor, les dessous du métier. J'en retire beaucoup plus de positif que de négatif.

Tu chantes depuis seulement trois ans.

Quel a été le déclic?

Lorsque j'étais en troisième secondaire, mon père est parti travailler à l'étranger pendant deux ans. Il m'a laissé sa guitare. Je me suis mis à en jouer tout le temps... et à chanter en même temps. Au début, mes amis et mon frère me disaient d'arrêter! Et puis un jour, pendant que j'interprétais une de mes compos, ma voix est devenue rauque. Je chante comme ça, avec cette voix, depuis ce moment-là.

Tu avais déjà un bagage musical?

Je n'ai jamais fait beaucoup de musique, mais j'ai appris la batterie lorsque j'étais petit. Il y a cependant toujours eu plein d'instruments à la maison. Lorsqu'elle vivait au Japon, ma mère était journaliste culturelle. Elle chantait et jouait du piano. Mon père, lui, était multi-instrumentiste dans ses temps libres.

Maintenant que tu fais à ton tour de la musique, comment tes parents voient-ils ça?

Ils me soutiennent. Ma mère souhaite que je continue l'école en même temps, mais elle aimerait vraiment que j'aille faire de la musique au Japon, où elle connaît plein de gens. Mon père, lui, m'aide à regarder les contrats.

Tu as déjà vécu au Japon?

Non, mais j'y suis allé plusieurs fois jusqu'à l'âge de 10 ans. J'aimerais y retourner, ça me manque. J'ai plein de beaux souvenirs d'enfance là-bas.

Comment arrives-tu à personnaliser ainsi chacune des chansons que tu reprends?

Je pense que ça vient du fait que je n'écoute pas de musique! J'accroche sur certaines chansons que me font entendre mes amis et sur celles que j'ai captées comme ça, à la radio. À partir des mélodies, je les recrée complètement, à ma façon. J'invente des mash-up en raccordant les bouts de chansons populaires que je connais et qui, souvent, ont les mêmes accords. Ça donne quelque chose d'unique, c'est un peu devenu une signature.

Tu prépares aussi un disque original?

Oui, j'écris et compose mes chansons. J'ai vraiment hâte de montrer aux gens ce que je fais. J'écris davantage en anglais, mais j'aimerais avoir quelques chansons en français, éventuellement.

Que prévois-tu pour le spectacle de ce soir?

Nous serons quatre musiciens sur scène. La plupart des chansons qu'on joue sont des tounes que tout le monde connaît... mais on les fait à ma façon.

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