Entrevue latine avec Étienne Drapeau

Étienne Drapeau... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Étienne Drapeau

Le Soleil, Pascal Ratthé

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Karine Tremblay
La Tribune

(Sherbrooke) En transformant ses ballades francophones en chansons espagnoles aux rythmes enfiévrés, Étienne Drapeau a pris tout le monde par surprise. Lui, il travaillait son concept depuis trois ans déjà. En catimini. Mais en y mettant beaucoup d'énergie. Ses efforts ont été reconnus, en août 2015, il participait à la septième édition de l'annuel DC Bachata, Kizomba & World Latin Music Festival DC, à Washington, le plus gros festival du genre. À la fin du mois, il mettra le cap sur la République dominicaine où il entend se poser pendant deux mois, le temps de lancer un premier extrait espagnol et de faire de la promo. Il ne fait pas de mystère sur ses ambitions : elles sont grandes. La langue de Garcia Marquez pourrait être celle qui lui ouvre les portes du marché international, assure-t-il. Mais avant de faire ses valises et de partir à la conquête du monde, il passe au Festival des traditions du monde de Sherbrooke, samedi soir, où il présente son spectacle Bachata, tissé des plus grands succès de bachata, salsa et merengue ainsi que de ses chansons à lui, interprétées façon latine. Avec D-Flow, DJ Will et la troupe Fuego Latino, il promet une soirée endiablée au cours de laquelle il y aura de la danse, de la danse et encore de la danse.

Comment t'es-tu préparé à faire ce grand saut latin?

Je ne fais jamais les choses à moitié! Je ne parlais pas un mot d'espagnol, alors depuis que je me suis lancé, je prends des cours chaque semaine avec une dame de 71 ans, native du Panama. J'ai aussi suivi tous les cours possibles de danse. La salsa et la bachata n'ont plus de secrets pour moi. C'est devenu une vraie passion, d'ailleurs. J'aime la danse, tous styles confondus. J'ai participé à l'émission Les dieux de la danse et j'ai tripé ma vie.

Pourquoi as-tu choisi de t'installer en République?

J'ai beaucoup voyagé, mais je n'avais jamais mis les pieds en République avant d'aller tourner un vidéoclip là-bas. C'est un vrai paradis! Je m'y sens vraiment chez moi. Lorsque j'arrive là-bas, je ne sais pas pourquoi, j'éprouve les mêmes émotions que lorsque je retourne à Québec, ma région natale. À moyen terme, un de mes rêves, ce serait d'avoir un pied à terre là-bas.

Comment anticipes-tu l'accueil que te réserveront les Dominicains?

En fait, je sais qu'il sera bon. Je suis très confiant parce qu'y suis allé déjà l'an passé et que j'ai vu la réponse des gens, j'ai vu l'intérêt que mon projet suscitait. Quand j'arrive là-bas, je suis un peu « exotique ». Des Québécois qui chantent en espagnol, il n'y en a pas beaucoup. J'ai l'avantage de la différence et de la nouveauté. J'ai rencontré des musiciens de l'endroit qui se sont greffés au projet et avec lesquels je travaille. Lentement, mais sûrement, on bâtit un répertoire. Et ce qu'on propose est très typé. On ne tombe pas dans le show de variétés. Ici, il y a un petit préjugé face aux chansons d'amour... Là-bas, non. Les textes sentimentaux couchés sur des rythmes rapides, c'est ça, la bachata. Ça me rejoint parce que ça me permet de plonger dans des compositions festives, ce que j'aime, tout en interprétant les chansons romantiques de mes albums. J'en ai adapté quelques-unes, notamment T'es ma femme, t'es la plus belle.

As-tu des projets francophones aussi?

J'ai envie de pousser une nouvelle porte, mais je ne délaisse pas la carrière que je mène ici depuis 12 ans pour autant. J'ai fait cinq albums en français, j'ai eu sept chansons « numéro un » dans les radios. Je vais donc lancer le 14 février une compilation rassemblant toutes mes chansons d'amour.

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