De rythmes et de traditions

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Karine Tremblay
La Tribune

(Sherbrooke) Dès aujourd'hui et jusqu'à dimanche, le Centre Julien-Ducharme s'anime de rythmes pluriels. Pour marquer le coup d'envoi du Festival des traditions du monde, voyage en trois temps dans l'univers de trois artistes d'ici et d'ailleurs qui sont de passage dans le coin pendant l'original événement.

Nos cinq questions

1- Une tradition de chez vous à connaître?

2- Un trait culturel de chez nous qui vous charme?

3- Ce qu'on ignore et qu'on devrait savoir sur votre coin de pays?

4- Vos influences musicales?

5- Le voyage musical que vous proposez?

Vox Sambou

Membre de Nomadic Massive, Vox Sambou fait aussi carrière en solo. Natif de Limbé, au nord d'Haïti, il habite Montréal depuis 12 ans. Sa musique festive autant que sa parole engagée portent loin. Il est ce soir sur la scène Loto-Québec, à 18 h, où il interprétera les chansons de son plus récent disque, The Brasil Session.

Réponses

1. Celle qui englobe toutes les autres : la tradition de partage, qui est grande et forte.

2. Je dirais la notion de partage aussi.

3. Haïti, c'est une expérience. Pour savoir ce que c'est, il faut aller là-bas, à la rencontre du pays. Je vois ma terre natale comme le berceau de l'humanité. Je viens de là où la révolution haïtienne a pris naissance, là où la liberté a pris racine. Lorsque j'y retourne, je me sens reconnaissant. Ça me rend humble, en fait. Parce que je vois d'où je viens, je réalise le chemin parcouru.

4. La musique traditionnelle haïtienne, d'abord, mais aussi toutes les découvertes musicales que j'ai faites en vieillissant et en m'établissant à Montréal, où il y a des musiciens de partout.

5. Nous serons sept sur scène, nos chansons sont métissées d'afrobeat, de musique traditionnelle haïtienne, de reggae et de jazz. Amenez des chaussures confortables : on vous fera danser. Notre bassiste a l'habitude de montrer une danse guerrière au public. Promis : c'est très facile à apprendre. Et c'est toujours un des moments forts de la soirée.

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Delhi 2 Dublin

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Tarun Nayar, membre du collectif Delhi 2 Dublin

Delhi 2 Dublin existe depuis 10 ans maintenant et le quintette compte pas moins d'une dizaine d'albums à sa feuille de route. Le plus récent, We' re All Desi, a été lancé l'an dernier. Sur cette galette comme sur les autres, les musiciens métissent rythmes indiens et urbains. Leur punjabi électro celtique pourra être entendu vendredi, 21 h 15, sur la scène Loto-Québec.

Réponses

1. Mon père est indien, mais je suis né à Montréal et j'habite à Vancouver depuis 20 ans. La musique qu'on fait est presque la musique traditionnelle du coin, maintenant. Elle s'inscrit dans un mouvement très « Vancouver ». La population compte une forte proportion d'Asiatiques et d'Indiens, ça se ressent dans les chansons de plusieurs artistes.

2. Votre francophonie. Vous savez vraiment faire le party : l'ambiance est toujours festive lors de nos spectacles chez vous. Pour une raison que je ne m'explique pas, il y a des affinités entre la musique indienne et les Québécois.

3. Vancouver, c'est très cosmopolite. Il y a plein de cultures différentes et une scène underground très dynamique.

4. La musique électro, le hip-hop, le bhangra, le punjabi : tout ça, et plus encore, nourrit notre création.

5. C'est une musique faite pour danser. On amalgame les cultures punjabi et irlandaise, deux cultures qui aiment prendre un verre (rires). Ça donne quelque chose qui ressemble à un party de cuisine dans un resto indien. Avec des violons celtiques. Et de l'électro.

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Al Jawala

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Steffi Schimmer, du groupe allemand Äl Jawala (qui signifie « les voyageurs », en arabe)

Cuivres, big beats et rythmes orientaux caractérisent la musique du collectif né en 2000. Le groupe, qui lançait le disque Hypnophonic plus tôt cette année, ose se promener dans le rock autant que dans le hip-hop, le funk et l'électro. Le son unique qui en résulte, défini comme du Balkan big beats, colorera la scène Loto-Québec samedi, à 19 h.

Réponses

1. Il existe plusieurs petites traditions locales, mais on n'a plus vraiment de grandes traditions qui se déploient dans tout le pays. Pendant la Deuxième Guerre, les nazis se sont approprié les traditions culturelles. En chanson, en danse, en poésie, en musique : ils ont récupéré ce qui leur convenait et ils ont brûlé le reste. Ces traditions qui nous restent, quand on sait à quoi elles ont été associées, on n'a plus trop envie de les faire revivre.

2. La grandeur du pays. Les paysages formidables, la nature abondante, le ciel immense.

3. Les gens pensent que les Allemands sont très concentrés, plutôt workaholic et assez rigides. C'est faux. C'est juste qu'il faut visiter l'Allemagne pendant l'été. C'est là où on est vraiment relax et détendus !

4. Il y en a plusieurs. On ne s'en fait plus avec les frontières. Comme artistes, on amalgame tous les styles, très librement.

5. C'est très dansant, c'est une célébration, c'est un petit voyage dans différents genres et diverses époques. À nos débuts, il y a 16 ans déjà, on jouait beaucoup dans les rues. On a gardé cette envie d'une proximité avec le public. Souvent, on descend parmi l'assistance pendant les shows.

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