Habiter les mots

« C'est une belle réussite et un beau... (Spectre média, Julien Chamberland)

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« C'est une belle réussite et un beau festival. Je trouve que la programmation était intelligente et bien faite. Tout ce à quoi j'ai assisté était une réussite, mais il faut dire que si c'est un si gros succès, c'est grâce à la participation de la communauté, qui donne notamment accès à ses jardins. Le portage des mots, entre autres, c'est grandiose. C'est une grande réussite pour Eastman », s'est réjoui Thomas Hellman, porte-parole des Correspondances d'Eastman.

Spectre média, Julien Chamberland

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(Eastman) Simple manie ou caprice soudain, il arrive parfois à Thomas Hellman de répondre à une question par une chanson.

Appelé à partager ce qu'il retiendrait de la municipalité d'Eastman après un séjour de quatre jours comme porte-parole des Correspondances d'Eastman lors du café littéraire qui devait clore la 14e édition de l'événement, l'auteur a préféré bercer le public aux accords de La main passe, issu de l'album Thomas Hellman chante Roland Giguère.

Le vol hésitant des oiseaux/autour d'une statue de sel brisée/trajectoire obscure des moments passés/qui battent de l'aile/derniers éclats de souvenirs pénibles/sur quelques images froissées déchirées/il faudra bientôt dessiner d'autres images/aux reflets plus humains. Les vers de Roland Giguère collaient visiblement bien au thème des Correspondances, « Habiter le paysage ».

« C'est une chanson qui parle du paysage et de la mémoire, c'est une façon pour moi d'évoquer tous les paysages qui ont été abordés par le festival. Ce sont les mots qu'on met sur papiers et ceux qui s'envolent aussi, qui décollent de la page, qu'on échange avec le public. »

Parce que Thomas Hellman attache beaucoup d'importance à la mémoire. En réponse au public, il prenait visiblement le même plaisir à aborder la rencontre fortuite de ses parents qu'à raconter l'influence de Molly Jackson sur la musique folk, elle qui fut surnommée Pistol Packin Mama après avoir braqué une épicerie pour nourrir une famille affamée. Le chanteur est également en tournée actuellement pour présenter son plus récent album Rêves américains tome 1 : La ruée vers l'or et on pourrait presque croire qu'il a vécu les avides migrations du 19e siècle.

« Depuis toujours, la littérature et l'histoire font partie de mon travail musical. Les mots sont importants pour moi. C'est à travers eux que l'on arrive à donner un sens à notre existence. »

« Une grande réussite »

Un lien aussi fort avec les mots n'est certainement pas étranger au plaisir qu'a eu Thomas Hellman à butiner d'une activité à l'autre depuis jeudi, mais la communauté

a également un énorme rôle à jouer.

« C'est une belle réussite et un beau festival. Je trouve que la programmation était intelligente et bien faite. Tout ce à quoi j'ai assisté était une réussite, mais il faut dire que si c'est un si gros succès, c'est grâce à la participation de la communauté, qui donne notamment accès à ses jardins. Le portage des mots, entre autres, c'est grandiose. C'est une grande réussite pour Eastman. »

De son côté, le directeur général des Correspondances d'Eastman, Raphaël Bédard-Chartrand, qualifiait de « magnifique » cette seconde édition qu'il chapeautait.

« Ce qui me rend le plus fier de cet événement-ci, c'est qu'on était rodé au quart de tour. La qualité de l'équipe, la qualité des présentations, tout était magnifique. On a vendu environ 2000 billets, un record, on a eu près de 3000 personnes dans les jardins et vendu plus de 400 stylo-passeports. C'est un succès. »

Malgré quelques problèmes techniques, le nouveau volet techno se veut prometteur, tout comme le volet « Entre deux âges ».

« On a réussi à offrir à une centaine de jeunes la possibilité d'exprimer leur créativité sur des iPad. On a atteint un nouveau public, c'est à dire les adolescents et ainsi améliorer la relève. On est très fiers », résume M. Bédard-Chartrand.

Quant au concours de l'Interlettre, dans lequel les participants devaient soumettre une lettre de présentation d'un roman à un éditeur, le jury composé d'éditeurs a nommé cinq gagnants, soit Sylvie Garcia, Antoine Desjardins, Élise Jetté, Serge Labrosse et Maryse Esquerre, qui se sont tous vu remettre des prix.

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