Entrevue «Incognito» avec Matt Laurent

Matt Laurent... (Le Droit, Patrick Woodbury)

Agrandir

Matt Laurent

Le Droit, Patrick Woodbury

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Steve Bergeron</p>
Steve Bergeron
La Tribune

S'il fallait identifier l'auteur du proverbe « nul n'est prophète en son pays », Matt Laurent serait un bon suspect. Après avoir joué Quasimodo plus de 1000 fois dans Notre-Dame de Paris un peu partout dans le monde sur une période de presque 17 ans (on lui avait même organisé une soirée spéciale le jour de sa 1000e, en Corée du Sud), l'auteur-compositeur-interprète-musicien-arrangeur-réalisateur-producteur-alouette! est aujourd'hui une star dans plusieurs autres pays, surtout en Asie. Et lorsqu'il revient ici, l'artiste de 49 ans peut aller acheter du lait au dépanneur sans se faire reconnaître. Ce qui n'empêche pas ce proche collaborateur et ami de Sylvain Cossette de réaliser ses propres disques et de se taper des succès radio de temps en temps, comme avec J'écris Love, premier extrait de son cinquième album Comme le beau temps.

Est-ce que la reconnaissance comme artiste solo au Québec est la seule chose qui manque à ton bonheur?

Présentement je fais une tournée de spectacles avec Jean-Marc Couture et Rosa Laricchiuta. Évidemment, les gens les connaissent plus que moi. Ça ne me dérange pas du tout, mais ça me procure un drôle de sentiment, comme si je recommençais à mes débuts, en 1992, et que je devais faire mes preuves. Mais il y a longtemps que j'ai dépassé ça. Je sais aujourd'hui que popularité n'est pas gage de succès. Je me considère d'ailleurs comme assez chanceux : je n'ai jamais eu de creux de carrière, je gagne très bien ma vie, j'ai eu des numéros un en Thaïlande, en Indonésie, au Japon [pour son duo Please, Please Stay avec Colbie Caillat], j'ai cinq albums, je suis distribué partout dans le monde, j'ai fait quatre comédies musicales. Et j'arrive quand même à me taper, parfois, des numéros un à la radio chez nous.

On va s'parler d'amour, qui a été numéro un pendant onze semaines en été 2014. Ton plus récent album, Comme le beau temps, se présente aussi comme un disque très estival...

En fait, on a lancé la chanson J'écris Love au printemps en pensant sortir l'album en automne. Mais en réécoutant les chansons de l'album, et en voyant le succès remporté par J'écris Love (qui s'est vite retrouvée dans le Top 10), on a décidé de devancer la sortie du disque à la fin de juin, pour l'été. Ce disque est tout sauf un album noir, avec des titres comme We'll Be Friends, Croire, Don't Worry... Ça donne un album qui va très bien avec la piscine ou le BBQ - et je ne veux pas dire de le mettre dessus (rires)! Le son du ukulélé, ça fait baisser les épaules de deux pouces. Ça représente les vacances. C'est un antistress incroyable.

Le hasard veut que ce soit un été avec beaucoup de mauvaises nouvelles...

C'est un disque léger, mais pas léger « niaiseux », pas bubble pop. C'est un message d'espoir, un hymne à l'amour. J'ai travaillé avec Nelson Minville et Richard Charest, pour avoir une pop accessible qui dit quand même quelque chose. Le message est très bien écrit. Beau Dommage aussi, c'est léger, mais on comprend toute la complexité des textes derrière.

Tu reprends Hélène de Roch Voisine. Avais-tu le sentiment de toucher à quelque chose de gros?

C'est davantage un clin d'oeil. On l'a essayée pour le plaisir et ça marchait. Roch est un ami et il a adoré ma version. J'ai eu l'occasion de toucher à bien plus gros. La version de Cum On Feel the Noize de mon groupe Lucky Uke a tourné davantage au Canada que celles de Quiet Riot et Slade réunies.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer