• La Tribune > 
  • Arts 
  • Le combat des villes: une expérience mi-douce, mi-amère 

Le combat des villes: une expérience mi-douce, mi-amère

Le sous-chef de l'Antidote FoodLab, Jonathan Cabana, et... (Photo fournie par Radio-Canada)

Agrandir

Le sous-chef de l'Antidote FoodLab, Jonathan Cabana, et le chef copropriétaire de L'Empreinte, Daniel Charbonneau, se disent satisfaits de leur expérience à l'émission Le combat des villes, mais notent tout de même quelques améliorations qui pourraient être apportées dans l'éventualité où il y aurait une deuxième saison.

Photo fournie par Radio-Canada

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) Si l'équipe sherbrookoise participant à l'émission Le combat des villes avoue avoir commis quelques faux pas qui lui ont coûté sa place en demi-finales, c'est sans regrets que ressort de cette aventure le tandem formé du sous-chef de l'Antidote FoodLab, Jonathan Cabana, et le chef copropriétaire de L'Empreinte, Daniel Charbonneau.

« C'est sûr qu'au combat de la dernière chance contre l'équipe de Sainte-Adèle, si on avait su qu'on avait une entrée à faire, on n'aurait peut-être pas choisi l'encre de seiche, mais en même temps, on ne pouvait juste pas le savoir! », lâche Daniel Charbonneau.

Car lors de ce défi où le duo de Sherbrooke affrontait Sainte-Adèle

dans l'ultime espoir d'accéder aux demi-finales, un plat de pâtes devait être réalisé puis coloré à l'aide d'un ingrédient choisi par les candidats dans une série de quatre. Cabana et Charbonneau ont opté pour l'encre de seiche, avant de savoir qu'une entrée chaude devait également mettre cet ingrédient en valeur.

« Si c'était à refaire, je pense qu'il faudrait qu'on travaille davantage en équipe, Daniel et moi, parce qu'on a travaillé plutôt en solitaire, et dans le dernier duel, ç'a joué contre nous », fait valoir Jonathan Cabana.

« Par contre, cette journée-là, ce n'était vraiment pas une bonne journée pour moi, parce que je faisais une intoxication alimentaire depuis la veille, ajoute-t-il. Cuisiner du calmar quand tu as le coeur sur la flotte, c'est ordinaire! »

«Quand je regarde l'émission, je trouve que ce n'est pas toujours représentatif de la réalité.»


Chose certaine, les deux chefs tatoués sentent que cette expérience télévisuelle les a fait évoluer professionnellement. « En allant là-bas, j'avais deux buts : terminer tous les défis, et ne pas pleurer, et j'ai réussi! », rigole le chef propriétaire de L'Empreinte.

« Non mais sérieusement, ça m'a permis d'apprendre à apprivoiser la caméra, parce que la restauration c'est rendu un peu ça aussi : aujourd'hui, quand on est chef, il faut se mettre en avant pour se faire connaître. (...) C'était aussi une question de défi : ça fait 20 ans que je fais ça dans la vie, j'ai eu quatre restaurants, donc j'avais envie de sortir de ma zone de confort. »

Bémols

Le combat des villes a permis aux cordons-bleus sherbrookois de dépasser leurs limites tout en allant à la rencontre des téléspectateurs et des autres chefs participants, mais l'univers télévisuel comporte aussi ses mauvais côtés, que Charbonneau et Cabana ont tôt fait de découvrir.

« C'est sûr que quand je regarde l'émission, je trouve que ce n'est pas toujours représentatif de la réalité, mais ça fait partie de la télévision, confie Daniel Charbonneau. Par exemple, dans le combat de la dernière chance, on me voit avoir de la difficulté avec la machine à pâtes pendant trois minutes. Le défi durait une heure, mais ce bout-là, ils l'ont mis au complet, comme si je ne savais pas faire des pâtes! »

« J'ai aussi trouvé que les commentaires des juges étaient parfois assez condescendants et basés sur leurs goûts personnels plutôt que sur les techniques utilisées, note de son côté Jonathan Cabana. Des commentaires comme dire que le chou de Bruxelles est insignifiant... Je ne comprends pas pourquoi, dans une compétition de haut niveau, un juge s'aventurerait à parler d'un produit qu'il n'aime pas, alors qu'on est en saison pour l'utiliser. »

Le duo déplore également être tombé sur les défis « les plus exigeants » parmi ceux imposés aux candidats.

« Disons que faire un surf 'n' turf avec du coeur de cerf et des tripes de morue par rapport à une autre équipe qui doit faire un plat avec un magret de canard ou des asperges, ce n'est pas le même degré de difficulté... Je ne sais pas s'il va y avoir une deuxième année, mais les défis seraient à uniformiser selon moi », suggère Daniel Charbonneau.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer