Finale du Slam du Tremplin

Frank Poule, animateur, slameur, poète et révolutionnaire littéraire.... (Spectre média, René Marquis)

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Frank Poule, animateur, slameur, poète et révolutionnaire littéraire.

Spectre média, René Marquis

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(Sherbrooke) Tout part souvent d'une révolution, aussi petite soit-elle. Le slam à Sherbrooke, le slam qui, depuis une décennie, se la joue cool, se la raconte dans les petites salles et dans les grandes rues, ce slam, donc, c'est beaucoup ça : un truc parti d'une joyeuse bande de révolutionnaires littéraires qui ne sont toujours pas tombés au front et qui ont tout de même fait grande place à la relève et au parallèle. Le slam révolution crie et réunit, et cette année encore, il se donne l'assaut final, place de la Cité.

« Au début, il n'y avait rien en termes de performances littéraires. C'était le vide », rappelle l'animateur des soirées de Slam du Tremplin, Frank Poule, qui était aux côtés de Charles Fournier, maître d'oeuvre du projet, en 2005.

« C'est lui qui a eu l'idée de réunir un groupe d'amis pour faire de la poésie dans les rues et les cafés. C'était avant que le concept de la poésie pas plate soit à la mode. C'était un peu le message effronté du slam », rappelle le grand barbu amateur de mots et de vie communautaire.

« Depuis, la plupart des gens des premiers roulements de tambour donnent des spectacles un peu partout. Ils sont partis, poursuit encore Frank Poule. Mais il y a encore du sang neuf, quelques rebelles aussi, mais également des gens issus d'autres milieux qui viennent tâter du slam, qu'ils soient issus de l'impro, de la musique, du théâtre. Et il y a aussi des gens qui sont là depuis le début, qui ne font pas carrière, mais qui viennent juste s'exprimer de temps en temps. »

Ceux qui seront de la finale mercredi, eux, ont beaucoup à exprimer. Nadya Fréchette, Mélinda Pépin, Ismaëlle Rose, Jason Vincent, Félix Boudreault, Nicolas Roy, Aurélien Moisan et le vétéran Pouyo se mesureront en seconde partie de la soirée pour remporter les grands honneurs de la saison.

La première partie sera assurée par l'auteure rimouskoise Stéphanie Pelletier, gagnante du Prix littéraire du gouverneur général 2013 pour son roman Quand les guêpes se taisent, qui offrira aussi un atelier d'écriture jeudi. « C'est vraiment le fun de l'avoir, les gens vont l'adorer, note Frank Poule. Stéphanie a une verve pas piquée des vers, pas mal d'impudeur aussi. On se gâte. »

Revenir à la folie

Depuis 2010 que la finale annuelle du Slam du Tremplin est intégrée dans la programmation des concerts de la Cité, les Sherbrookois aussi ont appris à se gâter. Chaque année, quelque 300 personnes viennent se mettre à jour sur la scène slam. Et cette édition devrait être la dernière à respecter les règles très strictes du genre où l'on doit présenter un texte original de trois minutes sans accès à quelque instrument ou accessoire que ce soit.

« L'an prochain, on va revenir aux origines, à la folie du départ, annonce Frank Poule. On va avoir des soirées thématiques, un bal masqué, ce genre de folies. On va se commettre à l'extérieur des règles habituelles et être dans l'esprit de fête. »

Et Frank Poule, lui, continuera d'improviser ses animations. « C'est ma sortie du mois, j'aime ça. Et je ne veux pas que ça meure, ça créerait un gros vide. Et la scène du slam a quelque chose qui tient de la thérapie. Ça fait du bien. »

Bienfaits de la révolution.

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