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Entrevue tout en voix avec Sonia Patenaude

À titre d'agente des communications au Théâtre Centennial, Sonia Patenaude a... (Perry Beaton)

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Perry Beaton

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Karine Tremblay
La Tribune

(Sherbrooke) À titre d'agente des communications au Théâtre Centennial, Sonia Patenaude a l'habitude de mettre la voix des autres de l'avant. On en oublie qu'elle-même baigne dans le chant depuis l'enfance. Et qu'elle a une superbe voix. Mercredi midi, elle la fera entendre en montant sur la scène des Concerts de la Cité, au Carré-Strathcona, avec le guitariste américain Ben Kinsley, son complice musical des dix dernières années. Ensemble, ils forment le duo Northern Comfort, au sein duquel ils revisitent un vaste répertoire de folk et de blues aux couleurs latines.

Ben et vous formez le duo Northern Comfort depuis dix ans. Il vit au Vermont, vous demeurez à Sherbrooke. Comment ça se passe?

On s'est connu grâce à des amis communs. Il composait des arrangements et cherchait une voix. Moi, je chantais. Je demeurais alors à Stanstead, ça facilitait la logistique pour nos répétitions. Maintenant, c'est un peu plus loin, mais on fait la route chacun son tour, on trouve toujours le temps pour répéter.

Qu'est-ce qui fait que vous maintenez le cap malgré la distance?

Sur scène, c'est palpable, on est tous les deux liés par une grande complicité. On partage une même passion pour la musique, on se rejoint là-dedans. On continue parce qu'on aime vraiment ça.

Vous chantez depuis longtemps?

Depuis tout le temps! Je me souviens qu'à l'adolescence, mes amis et moi, on se retrouvait dans la cage d'escalier d'un bloc appartement parce que le son y était écho. J'y reprenais les grands succès de Lionel Richie. Au secondaire, j'ai participé à des comédies musicales et j'ai continué la danse, le théâtre et la musique au cégep. Je chantais toujours, mais ce n'est qu'une fois à l'université que j'ai appris à vraiment utiliser mon instrument vocal et à perfectionner mon chant. Là, je commence à apprendre le piano. Ça me permet de m'accompagner en chantant. C'est nouveau, j'adore ça.

Vous chantez aussi au sein de la chorale Montréal Jubilation Gospel Choir...

Depuis 25 ans maintenant. Chaque dimanche, je fais l'aller-retour à Montréal pour répéter. Je dis souvent que c'est ma thérapie de groupe, j'en retire un bien-être réel. Chanter dans une chorale, c'est quelque chose de formidable, c'est bon pour l'âme autant que pour les neurones. Et chanter du gospel, souvent très exubérant, c'est nourrissant. La chorale et le duo sont deux projets qui se complètent, qui se nourrissent l'un et l'autre, qui m'apportent beaucoup.  

Votre répertoire en duo est large. Qu'est-ce que vous interpréterez, mercredi?

Ben est un guitariste classique avec une couleur très latine et brésilienne, très flamenco. Il me fait chanter des trucs que je n'aurais jamais cru pouvoir interpréter! Je chante en français, en anglais, en espagnol et en portugais. On visite ensemble des chansons de Joni Mitchell, Jason Mraz, Ben Harper, Francis Cabrel, Sarah Jane Morris, Daniel Bélanger, Nelly Furtado, par exemple. Ce qu'on fait est très varié. Moi, j'aime tout particulièrement raconter une histoire à travers le chant. Il n'y a pas que la technique, il y a aussi tout le ressenti, l'émotion qui transcende la voix. C'est vers ça que j'essaie d'aller.

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