Les Bâtisseurs se déchaînent

Après une première partie relativement tranquille, les acteurs... (France Lamothe)

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Après une première partie relativement tranquille, les acteurs et actrices de la pièce Et... pour le pire se déchaînent littéralement en deuxième partie. Le spectacle est présenté tout l'été par la compagnie Les Bâtisseurs de montagnes, à Thetford Mines.

France Lamothe

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Nelson Fecteau
La Tribune

(Thetford Mines) Après avoir mis la table lentement et fait croire aux spectateurs qu'une petite soirée tranquille les attendait, les huit comédiens de la pièce Et... pour le pire, présentée par la compagnie de théâtre Les Bâtisseurs de Montagnes, se déchaînent littéralement en seconde partie, pour dénouer toutes les intrigues de cette comédie tout à fait folle.

Comme l'exige le théâtre de boulevard, quiproquos, chassés-croisés, rythme et déplacements nombreux sont au rendez-vous. Mais les comédiens s'y adonnent sans pour autant exaspérer les spectateurs. Ce qui est tout à l'honneur du metteur en scène Germain Nadeau, dans cette adaptation d'un texte de l'auteur français Francis Joffo.

Cette histoire est celle d'Yves et Emmanuelle qui, après leur divorce, ont choisi de vivre à proximité l'un de l'autre pour l'amour de leur fille à l'humeur variable. Mais quand leurs conquêtes respectives défilent et entrent dans le tourbillon frénétique de la dynamique familiale éclatée, on doit s'attendre obligatoirement à des situations sens dessus dessous.

Véritable dynamo

Présent sur scène du début à la fin, Yves Kirouac, personnifiant Yves (en fait, tous les comédiens sauf un portent le même prénom que leur personnage) dirige la circulation à la manière d'un chef d'orchestre et donne le ton à la pièce. Ce « mari maringouin », comme qualifié par le metteur en scène, s'avère être une véritable dynamo sur scène et impose le rythme. Il croise le fer avec tout le monde, passe par toute la gamme des émotions, souffle le chaud et le froid avant de retrouver la quiétude perdue de son couple.

Alors qu'en théâtre d'été, elle nous avait habitués à des présences beaucoup plus intenses et physiques, Emmanuelle Nadeau incarne cette fois la douceur et réserve des moments presque attendrissants.

Avec leur entrée remarquée et leur présence incontournable, Isabelle (Isabelle Lessard) et Louis (Louis-Étienne Nadeau) rivalisent en matière de candeur et de naïveté. Les deux acteurs semblent prendre un malin plaisir à livrer cette innocence. Qu'Isabelle n'ait pas inventé l'eau chaude, comme l'affirme son amant Yves, personne ne lui en tient vraiment rigueur.

Gros muscles

Tout comme Isabelle Lessard, Louis-Étienne Nadeau joue un personnage qui est totalement opposé à sa personnalité. Et il y arrive à merveille. Les gros muscles, la culture, OEdipe et Anti-gone, Louis n'en a que faire.

Appelé à la dernière minute à relever Louis-Marc Nadeau dans le rôle de Guy, patron et amoureux discret d'Emmanuelle, Denis Langlois se tire honorablement d'affaire. Et l'on apprend vite qu'il ne faut pas le bousculer.

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