L'art en pleine nature

L'oeuvre Espèce en voie d'appartition : les électrofish, n'est... (Spectre média, Marie-Lou Béland)

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L'oeuvre Espèce en voie d'appartition : les électrofish, n'est qu'une des huit installations qui se trouvent dans les Jardins réinventés à la Maison des arts et de la culture de Brompton.

Spectre média, Marie-Lou Béland

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<p>Stéphanie Beaudoin   </p>
Stéphanie Beaudoin

Journaliste stagiaire

La Tribune

(SHERBROOKE) L'art a envahi les berges de la rivière Saint-François à Brompton pour une neuvième saison des Jardins réinventés. Tout en mouvement et en texture, le parcours extérieur, complété par trois expositions intérieures, impressionne par sa grandeur et sa profondeur.

Au total, ce sont huit artistes et deux collectifs qui ont créé avec des matières et des médiums divers des installations sous le thème de Mouvements et trajectoires insolites. Dans chacune des réalisations, on sent bien le cheminement des artistes.

Josianne Bolduc, en collaboration avec Élise Legrand, a transformé la documentation photographique et filmique d'une oeuvre éphémère, soit une danse réalisée dans les rues de Sherbrooke, en une nouvelle oeuvre d'art. En suivant le trajet jaune collé au sol, on peut facilement revivre le trajet de la danseuse en ressentant les textures urbaines des photographies.

Deux oeuvres inspirés des mots de Gaston Miron et créés par Pierre Leblanc trônent également sur les murs de la Maison des arts et de la culture de Brompton. Le plan de métro réalisé sur deux pièces par Ginette Couture explore le territoire dans les collages formant les « stations de métro », mais également dans l'espace que l'oeuvre utilise.

En accord avec la nature

Lorsqu'on retrouve l'extérieur, après avoir fait le tour des oeuvres intérieures, c'est un autre monde qui nous attend, un monde de grandiose et d'espace.

Inspirés par l'espace dont ils disposaient, les artistes des oeuvres in situ ont réussi à transposer des émotions et des revendications bien précises. Que ce soit l'évolution humaine sous le poids du passé, la surconsommation des technologies ou l'introspection humaine, chaque message a sa propre façon de s'exprimer.

« Il y a beaucoup d'audace dans les oeuvres intérieures et extérieures cette année », mentionne Maude Charland-Lallier, directrice de la Maison des arts et de la culture de Brompton.

Évidemment, tous les artistes ont créé leur oeuvre avec le plus grand souci de la nature. La présence créatrice vient simplement utiliser les possibilités offertes par les magnifiques berges du parc de la Rive. Des poissons qui retournent à la rivière, un oiseau géant se cachant dans les branches des arbres et un arbre avec des pneus comme fruit ne sont que des exemples des installations proposées par les Jardins réinventés.

Collaboration avec des écoles

Cent vingt-cinq élèves de la concentration Art et culture de 3e, 4e et 5e secondaire de l'école Mitchell-Montcalm ont également mis la main à la pâte afin d'offrir un énorme cube bleu, rempli d'images. Les tableaux pivotant au gré du vent rappellent les mouvements artistiques amérindien, futuriste et québécois dans les teintes de bleu.

Un collectif de l'Université de Sherbrooke s'est également prêté à l'exercice dans le cadre d'un cours d'art visuel in situ. L'oeuvre Vertige porte bien son nom. Un tourbillon fabriqué à l'aide de pierre et de morceaux de bois mène inévitablement vers un miroir au centre. « Il permet de se retrouver par rapport à soi. C'est une oeuvre statique, mais qui entre en mouvement quand on y entre », explique Rosalie Campeau, membre du collectif d'artistes.

Les oeuvres intérieures et extérieures sont accessibles à la Maison des arts et de la culture de Brompton jusqu'au 11 septembre.

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