Famille éclatée et sens dessus dessous

Germain Nadeau, metteur en scène.... (La Tribune, archives)

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Germain Nadeau, metteur en scène.

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Nelson Fecteau
La Tribune

(Thetford Mines) La 20e saison du théâtre d'été Les Bâtisseurs de montagnes donnera lieu à une première qui pourrait bien s'avérer un gage de succès : pour la première fois en 20 ans, on y offrira le même genre deux années consécutives, soit un boulevard, cette fois intitulé Et... pour le pire!

Cette comédie de Francis Joffo promet mille et un rebondissements. Après leur divorce, Yves et Emmanuelle choisissent de vivre à proximité l'un de l'autre pour l'amour de leur fille à l'humeur variable. Toutefois, quand leurs conquêtes respectives défilent, on assiste à un véritable tourbillon emportant amant, maîtresse, ex-conjoints et qui d'autres! On constatera vite qu'ils étaient mariés pour le meilleur et... pour le pire.

Le metteur en scène Germain Nadeau souligne que le choix de présenter un texte de l'auteur français Francis Joffo était voulu. « Nous aimions le texte. Yves Kirouac et Louis-Marc Nadeau l'ont adapté, québécisé si on peut dire. L'action est complètement différente de celle de l'année dernière et la distribution est nombreuse, avec huit personnages », de préciser Germain Nadeau.

Pour ce dernier, tout est question de rythme. « Le rythme est là. Le défi consiste à le trouver, à le garder, à le soutenir. Principalement pour Yves, le mari maringouin », illustre-t-il en ajoutant que certains des personnages sortent en sueurs. « Il y a beaucoup de déplacements. »

Humour caustique

Germain Nadeau se dit conscient du risque que représente chaque nouvelle saison. « On se demande comment le spectateur va accueillir la pièce. L'an dernier, nous avons connu un gros succès. Cette année, l'action est totalement différente. Le public va-t-il embarquer? »

Le texte est différent. « Disons que la discussion ne suit pas un raisonnement logique. On y décèle un humour caustique. Des personnages sont très physiques. D'autres se distinguent par leur attitude et le geste. La palette est variée. »

Le metteur en scène a réuni les trois comédiens des premières distributions d'il y a 20 ans, soit Emmanuelle Nadeau, Yves Kirouac et Louis-Étienne Nadeau. Une recette déjà gagnante. La distribution est complétée par Katrine Dulac, Denis Langlois, Isabelle Lessard, Mario Boutin et Vincent Cloutier.

Outre la mémorisation de leur texte, les comédiens ont été soumis à 120 heures de répétition, le rythme de celles-ci passant de lent à très accéléré d'avril à juin.

20 ans déjà

Germain Nadeau ne peut s'empêcher de signaler qu'il n'y a aucune mesure entre la situation actuelle du théâtre Les Bâtisseurs de montagnes et les débuts de l'aventure à la Chapelle blanche et au Model School de St-Jacques-de-Leeds.

« Vingt ans plus tard, les cheveux ont blanchi, mais le défi et le goût du risque sont toujours là. À l'époque, on déménageait tout. On lavait nos pinceaux dans le ruisseau. Aujourd'hui, on est chez nous. La salle est confortable avec l'air conditionné, le confort, le son et l'éclairage adéquats. »

Et... pour le pire! sera présentée au studio-théâtre Paul Hébert à Thetford Mines les mercredis, vendredis et samedis, à partir d'aujourd'hui jusqu'au 27 août 2016. Le coût du billet est de 25 $.

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