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Skênê Machine : faire rire façon Ray Cooney

Après deux saisons passées à la Salle du... (Spectre Média, Marie-Lou Béland)

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Après deux saisons passées à la Salle du Parvis, les Productions Skênê Machine changent de scène et s'installent tout l'été dans les décors du Studio TVA. Dès le 7 juillet, la troupe sherbrookoise y présente la pièce Pour le meilleur et pour le fric, écrite par Ray Cooney.

Spectre Média, Marie-Lou Béland

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Karine Tremblay
La Tribune

(Sherbrooke) Après avoir passé deux étés à la salle du Parvis, les Productions Skênê Machine déménagent dans le décor du Studio TVA. La troisième pièce montée par la compagnie sherbrookoise sera présentée tout l'été dans le giron de l'institution télévisée, rue King Ouest.

« Présenter une troisième pièce de théâtre d'été, ça signifie quelque chose pour moi. Il y a une crédibilité qui s'installe avec le temps », indique Nicolas Duquette, metteur en scène et fondateur des Productions Skênê Machine.

Il y a trois ans, lorsqu'il a proposé une pièce estivale de théâtre amateur aux Sherbrookois, le pari était grand, mais le public a répondu présent dès la première saison.

« Les gens aiment le théâtre d'été, on l'a vu. Mais c'est un défi de faire sa niche, ça reste difficile à vendre aux commanditaires. Je ne sais pas combien on en a contacté! »

Il faut donc savoir se débrouiller avec peu de moyens. À ce chapitre, pas trop d'embrouilles. Parce que la recette pour une pièce d'été réussie est relativement simple : un texte savoureux livré par de bons comédiens et voilà la table mise pour une belle soirée, estime M. Duquette. Cette saison, il retourne se promener dans le paysage comique de Ray Cooney, dramaturge britannique qui a fait ses preuves.

« Au Québec, ses textes sont très bien traduits par Benoît Girard. Cooney propose un humour très british. On reconnaît sa méthode puisque chacune de ses pièces est bâtie sur un mensonge gros comme le bras avec lequel les spectateurs sont de connivence. De fil en aiguille, les mensonges s'empilent et s'accumulent, tant et si bien que les spectateurs se demandent comment le personnage va pouvoir se dépêtrer dans tout ça. »

« Du gros sourire »

Après avoir présenté Haute fidélité l'an dernier, le metteur en scène s'attaque cette année à la pièce Pour le meilleur et pour le fric, dans laquelle un gars « ben ordinaire » trouve une mallette remplie d'argent.

« La valise contient plus d'un million de dollars. Le gars revient chez lui avec l'idée de se pousser au loin avec sa femme, une personne très stricte qui, complètement dépassée, se met à boire du scotch, chose qu'elle n'a jamais faite auparavant. Vous imaginez la suite. Le couple n'arrive pas à partir : il y a toujours quelqu'un qui arrive et qui bouscule les plans. Ça dérape, mais tout ça reste de bon goût. Je ne veux pas que ce soit vulgaire. Les jokes en bas de la ceinture, il y en a un peu, mais ce n'est pas que ça, ce n'est pas le but. Le théâtre d'été, pour moi, c'est un théâtre qui fait du bien. C'est du gros sourire, des rires de bon coeur, un moment pendant lequel on oublie nos soucis. »

Portée par sept comédiens, la production théâtrale se déploiera dans les décors de La vie en Estrie, que l'équipe modifiera au besoin. Et l'équipe est incomparable, assure Nicolas Duquette, en insistant sur les qualités d'acteur des uns et des autres.

« J'ai le talent de savoir bien m'entourer. J'ai déjà travaillé avec les gens qui sont sur scène, certains d'entre eux il y a longtemps. Je pense à Louis Côté, par exemple, un comédien fabuleux que j'ai connu lorsque j'ai fondé le Nouveau Théâtre de Saint-Pierre-Baptiste, il y a environ 22 ans. J'ai été là pendant huit ans. C'est là que j'ai eu la piqûre pour le théâtre d'été. Louis a quelque chose de Charlie Chaplin, ce sens du jeu très physique, auquel il a ajouté une dimension à la Louis de Funès. »

Vous voulez y aller ?

Pour le meilleur et pour le fric

Productions Skênê Machine

Jeudi, vendredi et samedi, 20 h

Du 7 juillet au 13 août

Studio TVA

Entrée : 25 $

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