Amateur... ou semi-professinonnel?

Lilie Bergeron... (La Tribune, archives)

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Lilie Bergeron

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<p>Steve Bergeron</p>
Steve Bergeron
Le Quotidien

(Sherbrooke) Le terme « semi-professionnel » fait bien rire Lilie Bergeron. « Existe-t-il des semi-cardiologues, des semi-garagistes, des semi-optométristes? » demande-t-elle.

La question se pose quand même devant certaines troupes de théâtre qui se présentent comme telles. Mais à quel moment change-t-on de statut? Dès qu'il y a rémunération, comme c'est le cas avec la troupe qui présentera la pièce estivale au Parvis?

« Il faut remplir plusieurs critères avant d'obtenir un statut de professionnel, à commencer par être membre de l'Union des artistes, ce pour quoi il faut avoir travaillé un certain nombre d'heures. L'Union délivre alors un permis. Une compagnie professionnelle comme le Double Signe ne peut engager que des artistes qui ont ce statut. »

Pour Lilie Bergeron, ce qui s'est fait au Parvis les derniers étés reste donc du théâtre amateur, tout en étant du théâtre très rigoureux et de qualité.

La rémunération est tout de même l'élément dont s'est servi la Fédération québécoise de théâtre amateur pour tracer la ligne entre amateur et professionnel, explique Yoland Roy.

« Pratiquement 98 pour cent de nos membres sont bénévoles. Il faut que cela reste un loisir culturel. Les compagnies peuvent faire des profits, mais elles le réinvestissent généralement dans la production de l'année suivante. Elles ont aussi le droit d'engager et de payer un metteur en scène professionnel. Mais c'est extrêmement rare que les comédiens soient rémunérés. Au plus peuvent-ils recevoir un per diem... »

Au Parvis, une compagnie qui estime avoir les reins assez solides assumera elle-même les frais de location de la salle, explique Richard Vachon. « Mais la plupart du temps, la compagnie n'a pas beaucoup de sous, alors on s'entend sur un partage des revenus de la billetterie, soit 70 pour cent à la compagnie et 30 pour cent au Parvis. »

Mais il aurait été impensable de présenter du théâtre d'été (soit une vingtaine de représentations) sans rémunérer les acteurs (le cachet est d'environ 75 $ par soir). « Et cette année, pour la première fois, le Parvis participe à la production de la pièce », ajoute Richard Vachon.

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