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Bon cop bad cop 2: plus un événement festif qu'un dérangement

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L'ancien édifice de la Banque de commerce a été transformé en poste de police de la ville de Middlebrook de l'État du Maine, les techniciens s'y affairaient mardi au Carré de Danville.

La Tribune, Yvan Provencher

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Yvan Provencher
La Tribune

(Sherbrooke) Au coeur d'un village transformé en ville américaine, l'équipe technique et de production de Bon cop bad cop 2 s'affairait avec minutie à régler toutes les composantes du tournage ce mardi à Danville, tournage qui se poursuit d'ailleurs aujourd'hui avant de se déplacer vers Montréal.

Philippe Montel, le directeur de production, se disait enchanté de l'accueil des gens de l'endroit. «Les citoyens sont très coopératifs, compréhensifs, nous aident beaucoup. Pour les scènes qui se déroulent ici, l'ancien édifice de la Banque de commerce est transformé en poste de police de la ville de Middlebrook de l'État du Maine. Patrick Huard et Colm Feore participent à des scènes intérieures et extérieures, des scènes secondaires, entourés de supposés policiers du FBI et de Middlebrook, les scènes d'action ayant été tournées à Richmond précédemment.

Des séquences du film ont été tournées jusqu'à tard hier en soirée. Tant en journée qu'en soirée, les curieux étaient nombreux sur place, massés aux abords des lieux de tournage. Les commerces étaient ouverts aux heures habituelles et la circulation demeurait fluide jusqu'au milieu de l'après-midi, la situation était plus complexe par la suite, particulièrement en soirée. Mais pour les citoyens de Danville, c'était un jour de gloire avec un événement considéré festif.

Hélène Dupont, courtière en immeuble, avait pris congé en quelque sorte, l'édifice qui abrite ses bureaux étant le lieu des séquences intérieures, soit le poste de police de Middlebrook. « C'est une page d'histoire qui se grave pour Danville et la région. Puisqu'il s'agit d'une production québécoise, nous acceptons plus facilement certaines contraintes. Je suis heureuse de voir cet édifice architectural et les bâtiments du Carré servir pour une production cinématographique, un événement artistique qui me comble ».

Pour sa part, un citoyen de l'endroit, Florent Gagné, avoue que c'est la curiosité qui l'a amené sur les lieux. « J'ai vu le premier film et je n'en attends pas moins du second. Voir les techniciens dans la préparation, c'est intéressant! C'est aussi assez spécial d'apercevoir les commerces du Carré avec de l'affichage et des éléments de décors à l'américaine » a-t-il exprimé.

À deux pas de là, au restaurant La Binnerie du Carré, une institution danvilloise de 30 ans, la colorée propriétaire Lucie Gaouette confirmait que cet événement ne limitait l'accès à sa clientèle. « Au contraire, j'ai noté un achalandage plus élevé. Ce midi, nous avons accueilli deux dames particulièrement enthousiastes, des groupies de Patrick Huard qui ont fait sentir leur présence. C'est drôle, mon beau petit village est aujourd'hui la toile de fond d'un futur grand film. Ça fait une éternité que je dis que Danville est le plus beau village du Québec.. Je suis heureuse que plusieurs personnes découvrent ainsi le Carré et la Binnerie! Les gens de l'équipe du tournage sont accessibles, respectueux, essaient de déranger le moins possible ».

À la quincaillerie du Carré, Patricia Langlois a remarqué une certaine accalmie, les clients se faisant un peu moins nombreux, « mais on accepte bien la situation, d'autant plus que les producteurs ont choisi que les lieux de tournage demeurent au Québec malgré les scènes se déroulant en principe aux États-Unis pour les besoins du scénario. Lucie Lemay du commerce voisin, Service de chauffage et plomberie S. Lemay, abonde dans le même sens. « Ce n'est pas dérangeant, ils ont convenu de venir ici pour l'architecture des bâtiments de notre beau village, c'est une bonne affaire pour faire connaître Danville et ses attraits » conclut-elle.

Tous conviennent qu'ils iront voir le film Bon cop bad cop 2 à sa sortie au printemps 2017.

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