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Le combat des ville pour faire oublier Les chefs!

La ville de Sherbrooke sera représentée par deux... (Ici Radio-Canada Télé)

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La ville de Sherbrooke sera représentée par deux chefs tatoués jusqu'au menton dans Le combat des villes. Jonathan Cabana, sous-chef à l'Antidote FoodLab, et Daniel Charbonneau, chef copropriétaire de L'empreinte et du Lavandula, seront sur la ligne de départ lors de la première émission de la saison, lundi à 20 h à ICI Radio-Canada Télé.

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(Montréal) J'étais sorti plutôt assommé de la dernière saison des Chefs!, où on avait réussi à gâcher une formule gagnante, et pas juste un peu. Le combat des villes, qui reprendra le flambeau dès lundi à 20 h, allait-il me réconcilier avec la compétition culinaire estivale d'ICI Radio-Canada Télé?

Après avoir vu en partie les premiers épisodes, je peux dire que ça commence plutôt bien. La formule est plus fluide, et l'ambiance, survoltée mais ludique et enfin respirable. L'émission, au cours de laquelle des candidats de dix villes du Québec convoiteront le grand prix de 40 000 $ en argent, est coanimée par Bianca Gervais et Sébastien Benoit, qui agissent aussi comme supporters des candidats.

Exit Stéphane Modat et Anne Desjardins; Normand Laprise effectue un retour comme juge permanent, avec Daniel Vézina, qui ne joue résolument plus le rôle de grand frère, comme dans Les chefs! Vous le verrez moins sourire cet été, et user de formules assassines telles que « C'est un carnage » ou « Ça ressemble à la nouvelle cuisine des années 80 ». Il faut dire que les juges n'ont plus affaire à des aspirants-chefs mais à des pros en cuisine, souvent reconnus dans leurs régions et au-delà. Québec sera fièrement représentée par un duo formé de Mathieu Brisson, copropriétaire du Clocher penché dans Saint-Roch, et Thania Goyette, chef copropriétaire du Pied bleu et de la buvette Le renard et la chouette.

Plus qu'accessoires

Notons que l'émission n'est hélas plus tournée à Québec comme Les chefs! mais à Montréal. Par contre, les caméras se sont rendues dans chacune des villes des candidats : outre Montréal et Québec, on parle de Baie St-Paul, Chelsea, Granby, Joliette, Longueuil, Saguenay, Sainte-Adèle et Sherbrooke.

Fait assez réjouissant : les villes de toutes les équipes ne sont pas qu'accessoires dans la compétition. En plus de voir les candidats s'y rendre pour dénicher leurs produits locaux, on y fera beaucoup référence dans les défis imposés de même que dans les ingrédients utilisés, en plus de reconnaître les accents des candidats.

On est loin de la parité hommes-femmes cette année : sur les 16 candidats retenus après la première émission, seuls deux sont des femmes. Deux sur 16! Paraît que c'est représentatif du monde de la cuisine. J'avoue mon étonnement. Certains personnages se démarquent déjà, dont Jean-Claude Chartrand, chef copropriétaire de L'Orée du bois à Chelsea, qui n'a pas la langue dans sa poche. D'ailleurs, les candidats se laissent plus aller cette année dans le langage, et vous entendrez quelques sacres.

Revirements

Sans vous expliquer tous les règlements, je peux vous dire que deux équipes seront éliminées dès la première émission. Les huit rescapées se prêteront ensuite à des duels. Par exemple, le 27 juin, le duo de Chelsea affrontera celui de Saguenay. Deux défis leur seront soumis. Dans le premier, ils devront s'approvisionner dans chacune de leur région, avant de préparer un plat dans le restaurant d'un chef recommé. Premier arrêt : Hoogan et Beaufort, du chef Marc-André Jetté. Puis, retour en cuisine, où ils devront créer un nouveau plat, en présence de leurs adversaires, qui pourront même se permettre de commenter leur performance à voix haute. Un seul des deux duos survivra à cette épreuve, mais pas tout à fait. Sébastien Benoit nous réserve quelques revirements que je lui laisse le plaisir de révéler.

Si vous êtes le moindrement végétarien, passez votre tour. Le combat des villes ravira les carnivores avec ses carrés de cerf et ses râbles de lièvre. Malgré les remarques parfois sévères des juges, j'ai trouvé les plats tous alléchants, ce qui n'était pas le cas l'an dernier. Aux Chefs!, du moins au cours des cinq premières saisons, on se demandait chaque fois s'ils auraient le temps de finir, avec le coeur qui débattait. Le facteur adrénaline m'a paru moins élevé au Combat des villes. Attendons de voir la suite.

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