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L'avenir du Camp musical d'Asbestos inquiète

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Après la fermeture du camp Val-Estrie, la situation du Camp musical d'Asbestos révèle la nécessité de trouver de nouvelles façons de soutenir de telles entreprises. Cette industrie vit des années difficiles et plusieurs bases de plein air pourraient fort bien se retrouver en grande difficulté à moyen terme.

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Yvan Provencher
La Tribune

(Asbestos) Président du Camp musical d'Asbestos, Denis Lalonde n'y va pas par quatre chemins : « Depuis quelques années, on survit. Le besoin d'un soutien financier des instances gouvernementales se fait de plus en plus sentir. Chez nous, une quarantaine de personnes y travaillent à temps plein chaque été et une quinzaine en saison hivernale. Nous sommes considérés comme une moyenne entreprise qui reçoit approximativement 375 étudiants lors de sessions musicales et 40 000 personnes globalement sur le site annuellement. Nous sommes un moteur de développement économique important du milieu. »

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Le président du Camp musical d'Asbestos, Denis Lalonde, considère qu'il faut trouver des façons de soutenir les bases de plein air avec une vision, une planification à plus long terme. 

La Tribune, Yvan Provencher

Après la fermeture du camp Val-Estrie, la situation du Camp musical d'Asbestos révèle la nécessité de trouver de nouvelles façons de soutenir de telles entreprises. Cette industrie vit des années difficiles et plusieurs bases de plein air pourraient fort bien se retrouver en grande difficulté à moyen terme.

Le Camp reçoit une aide financière (qui stagne depuis 2006) pour le fonctionnement du camp musical uniquement pour les sept semaines estivales où des activités de formation musicales ont lieu. La base de plein air avec le camping et les diverses activités connexes sont non subventionnées comme dans le cas de Val-Estrie.

« Depuis ces 10 dernières années, nos obligations se sont accrues fortement pour nous conformer aux nouvelles normes de sécurité et règlements divers. Les frais en électricité annuels sont passés de 54 000 $ à 74 000 $. Le salaire minimum accordé à plusieurs de nos employés, qui était de 7,75 $ en 2006, est rendu à 10,55 $, ce qui représente pour cette année une somme additionnelle de 10 000 $ au budget. On nous demande encore des études qui retardent nos projets, occasionnent des frais supplémentaires et découragent les promoteurs. »

Pour faire face aux nombreuses augmentations de coûts, l'organisme a diversifié son offre de services : location de matériel, de salles de réception, de locaux de formation, repas de groupes. « Nous constatons en contrepartie

que les groupes scolaires sont moins présents, en raison de la réorganisation scolaire, de conflits et de budgets qui sont consacrés plus aux sports qu'aux activités culturelles. Le nombre de groupes reçus est aussi à la baisse alors que nos frais ne diminuent pas pour autant pour les recevoir », souligne Denis Lalonde.

Se démarquer par son offre

Il faut prendre en compte que la concurrence a atteint de nouveaux plateaux depuis quelques années : chaque région du Québec compte de telles installations et cherche à se démarquer par son offre. Le Camp musical d'Asbestos participe annuellement à au moins cinq salons de promotion d'activités de plein air et à des activités musicales pour tenter d'attirer une clientèle plus nombreuse.

« Heureusement, on réussit à maintenir notre clientèle en plus de pouvoir compter sur le soutien exceptionnel de notre Fondation. Le camping est encore en plein essor, tous les emplacements saisonniers sont loués et nous comptons agrandir le nombre de terrains offerts encore cette année, un autre élément de diversification. »

Les gestionnaires constatent que leurs installations vieillissent, les coûts d'exploitation augmentent, et si ce rythme se poursuit comme ces dernières années, la survie des camps et bases de plein air pourrait fort bien être compromise.

« Il faut trouver des façons de soutenir nos organismes avec une vision, une planification à plus long terme. Nous vivons présentement avec des plans à court terme, appliqués par des politiques gouvernementales réévaluées très souvent, avec des personnes nouvelles ayant des visions et des expériences différentes », résume Denis Lalonde.

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