Petite vie, grande expo

La dinde de Moman, les bigoudis de Thérèse, le papier peint au motif de cerises... (La Tribune)

Agrandir

La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke, QC) La dinde de Moman, les bigoudis de Thérèse, le papier peint au motif de cerises et de bananes : tout est en place au Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke (MNSS) pour accueillir les visiteurs dans le décor de la famille Paré.

Après avoir attiré plus de 100 000 visiteurs au Musée québécois de culture populaire de Trois-Rivières - là où elle a été conçue - et 30 000 autres à la Pulperie de Chicoutimi, l'exposition La Petite Vie s'arrête cet été à Sherbrooke.

Les amateurs de l'émission culte québécoise pourront déambuler dans la mythique cuisine où évoluaient les personnages, admirer les costumes originaux et visionner des capsules résumant l'aventure de La Petite Vie.

« La Petite Vie, c'est vraiment le miroir déformant de notre société. Tout le monde, dans sa famille, a un Réjean, un Popa, une Moman : c'est ça qui a charmé le public, je pense », souligne la directrice générale du MNSS, Michelle Bélanger.

« À l'époque, c'était comme une religion. Quand ça jouait, toute la province était assise devant son petit écran à regarder leurs niaiseries ! »

Bien que le MNSS ne soit pas le premier endroit où l'on penserait retrouver les différentes versions du pâté chinois de la pauvre Thérèse, Mme Bélanger explique que l'exposition est surtout un prétexte pour attirer une nouvelle clientèle.

« Avec cet événement plus ludique, on va pouvoir aller chercher des gens qui, autrement, ne seraient peut-être jamais venus au musée à cause de sa thématique de nature et de sciences. En venant voir l'exposition, ils vont pouvoir découvrir le reste de notre magnifique musée du même coup ! »

Parcours immersif

Par manque d'espace, le MNSS s'est vu contraint de réduire légèrement l'ampleur de l'exposition empruntée au musée de Trois-Rivières, laissant de côté le salon des Paré. Un parcours immersif saura tout de même captiver les visiteurs. À commencer par le lit vertical de Popa et Moman, disposé à l'entrée pour que les fans de la comédie puissent s'y prendre en photo.

Après avoir jeté un oeil à la maquette du studio d'enregistrement de l'émission, on découvre une ligne du temps rappelant des moments clés de la télésérie, comme sa première diffusion le 16 octobre 1993 ou son record de cotes d'écoute de 4 090 000 téléspectateurs en 1995.

La pièce maîtresse, la cuisine, regorge de surprises telles que la dinde de Jacqueline dans le four ou les napperons qui sont en fait des écrans sur lesquels jouent en boucle les scènes les plus mémorables tournées dans cette pièce.

Les costumes et perruques de chaque personnage sont disposés soigneusement tout autour de la salle d'exposition, des robes dépareillées de Moman aux costumes monochromes de Lison.

Lors de la visite de La Tribune quelques jours avant l'ouverture officielle, Christian Lescop, ébéniste-monteur au musée, s'affairait à mettre en place les derniers morceaux de l'exposition. Il y a plus de vingt ans, il se trouve que M. Lescop était de ceux qui fabriquaient ce même décor pour le plateau de La Petite Vie.

« C'est spécial ! Ça me fait vraiment drôle, entre autres, de revoir le comptoir de cuisine sur lequel j'ai travaillé », confie-t-il.

« Un projet magique »

Claude Meunier, l'homme derrière la célèbre télésérie, ne tarit pas d'éloges à l'égard de cet hommage à La Petite Vie, qu'il a visité à deux reprises à Trois-Rivières.

« J'ai trippé ben raide ! lance en riant l'interprète de Ti-Mé. Moi, je n'ai rien à voir avec la création de l'exposition, mais j'ai trouvé que ça mettait beaucoup en valeur la production de La Petite Vie : les créateurs de costumes, de décors, d'accessoires, tout ça. »

« Il y a une tonne de choses à voir et c'est très dynamique. Les gens rient beaucoup quand ils vont là-bas, parce que ça leur rappelle de bons souvenirs. »

De bons souvenirs, c'est aussi ce que l'auteur a en tête lorsqu'il repense à ce projet qui a conquis le coeur de millions de Québécois :

« Ç'a été un bonheur sans nom. On a eu énormément de plaisir à tourner cette émission-là. Je pense qu'on est même obligés de dire qu'on a plus ri que vous autres ! »

Plus de vingt ans après la première diffusion de La Petite Vie, Claude Meunier est-il en mesure d'expliquer ce qui a fait de l'émission un tel succès ? « Je pense que c'est un paquet de raisons. La première, c'est que c'est ben drôle, c'est très bien écrit », blague-t-il.

« Non, sincèrement, sans fausse modestie, je pense que c'est la meilleure chose que j'ai écrite dans ma vie. J'étais très inspiré par les comédiens : c'est l'un des meilleurs castings d'émission de télé au monde. »

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer