Le cri d'alarme d'Ultra Nan

Ultra Nan... (Spectre Média, Frédéric Côté)

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Ultra Nan

Spectre Média, Frédéric Côté

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(Sherbrooke) Avec ses petits bonshommes aux airs naïfs, qui s'immiscent dans le paysage sherbrookois depuis plusieurs années, le dessinateur Ultra Nan illustre des préoccupations on ne peut plus sérieuses : inégalités, surconsommation, exploitation animale, changements climatiques. Sous le couvert de l'anonymat, Ultra Nan se sert des murs de la ville pour tenter d'ouvrir les yeux des citoyens sur les travers de la société.

« Je pense que l'art permet surtout de semer une réflexion dans la tête des gens, de les faire réfléchir à quelque chose à laquelle ils n'avaient peut-être même jamais pensé, dit-il. Avec mes dessins, j'essaie de pousser les gens vers une prise de conscience par rapport à ce qui se passe autour de nous. »

La simplicité des traits formant la bouille sympathique du personnage noir et blanc d'Ultra Nan n'est pas un choix artistique anodin : elle rend son message universel, compréhensible par tous.

« On reproche souvent à l'art actuel d'être inaccessible, mais moi, mon art, je le fais pour que tout le monde puisse le saisir, même un enfant. »

Bref, par ses oeuvres, qu'il réalise tantôt à l'acrylique, tantôt sur Photoshop, le Sherbrookois incite petits et grands à porter un regard critique sur notre monde.

« Je crois qu'il faut vraiment se réveiller avant qu'il ne soit trop tard. Et ce n'est pas être alarmiste, c'est juste être réaliste. Tout autour de nous nous dit : réveillez-vous! », insiste-t-il.

« Mais la première étape avant d'essayer de régler un problème, c'est d'en être conscient. Et je pense que s'il y a quelque chose qui peut mener à cette prise de conscience collective, c'est bien l'art engagé. »

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