• La Tribune > 
  • Arts 
  • > Des élus surpris par les propos de la porte-parole du RÉMI 

Des élus surpris par les propos de la porte-parole du RÉMI

David Price et Chantal L'Espérance... (Archives, La Tribune)

Agrandir

David Price et Chantal L'Espérance

Archives, La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) Certains élus indépendants de Sherbrooke se disent surpris, mais ne s'offusquent pas des propos de la conseillère de Gatineau, Sylvie Goneau, qui ne ferme pas la porte à un parti politique.

L'élue qui a fondé le Regroupement des élus municipaux indépendants (RÉMI) pour la démocratie a déclaré au Droit qu'elle a toujours dit qu'elle ouvrirait la porte à un parti politique s'il lui était impossible de représenter les citoyens de façon indépendante. Elle dénonce toutefois l'iniquité entre les indépendants et les membres d'un parti.

Mme Goneau s'était allié plusieurs conseillers sherbrookois lors de la création du regroupement. Elle a toutefois assuré qu'elle briguerait la mairie de Gatineau à titre d'indépendante en 2017.

David Price a qualifié cette sortie de « surprenante ». « Moi, je n'ai jamais été pour un parti municipal. Il ne faut pas oublier que l'idée du RÉMI est d'obtenir des avancements auprès du ministère pour livrer une bataille à armes égales avec les membres d'un parti. On a toujours dit que ce n'était pas pour durer une éternité. Quand on aura réglé le financement, on n'aura plus besoin du regroupement. »

M. Price n'en est pas à sa première surprise avec Mme Goneau. « Nous n'avions pas vu venir sa suggestion selon laquelle les conseillers devraient élire le maire. Ça ne faisait pas partie de la plateforme du RÉMI. »

«Les règles ne sont pas les mêmes. Ça explique peut-être sa déclaration. Je suis quand même étonnée.»


Chantal L'Espérance croit que les indépendants peuvent encore faire des gains auprès du gouvernement. Elle concède toutefois que Sylvie Goneau est libre de ses choix. « Je peux comprendre que quelqu'un qui veut se présenter à la mairie ne dispose pas des mêmes ressources quand il est indépendant. Les règles ne sont pas les mêmes. Ça explique peut-être sa déclaration. Je suis quand même étonnée. »

Mme L'Espérance ne jette pas pour autant la pierre à son acolyte de Gatineau. « Il peut très bien y avoir des membres d'un parti qui veulent défendre les mêmes droits que nous. Mme Goneau pourrait continuer à porter la cause quand même. Ce que je comprends, c'est qu'elle joindrait un parti par dépit. Pour avoir parlé avec elle quelques fois, elle croit encore que les élus indépendants ont leur place. Mais si nous ne pouvons pas avoir ce que nous demandons, le gouvernement enverra un signal clair qu'il se fout des indépendants. »

La conseillère du district du Domaine Howard ne compte pas joindre un parti politique à moins que ses concitoyens lui en fassent la demande.

Julien Lachance partage les explications de Chantal L'Espérance et comprend les avantages d'un parti politique pour une candidature à la mairie. « Ce que je peux dire, c'est que pour moi, ce n'est pas une option qui est possible. »

La seule qui n'a montré aucune surprise a été Nicole Bergeron, qui voit plutôt une cohérence dans les propos de Mme Goneau. « Elle avait dit que si le RÉMI ne réussit pas à équilibrer les forces, les membres du regroupement seront libres de joindre un parti qui existe déjà. En réalité, beaucoup de gens décident de joindre un parti parce qu'il est trop fastidieux et trop lourd de présenter une candidature indépendante. On le voit de façon mathématique : là où les partis sont installés, il y a un nombre décroissant d'indépendants. »

Pour Mme Bergeron, la situation démontre la pertinence du débat. « Si tout le monde dit que ce n'est tellement pas équitable pour les indépendants qu'il faut joindre un parti politique, il y a un problème. »

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer