Succès en sauce jazz manouche

Le trio The Lost Fingers est devenu quatuor... (Le Quotidien, Jannot Lévesque)

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Le trio The Lost Fingers est devenu quatuor avec l'arrivée de Valérie Amyot, concurrente de La voix en 2013. En spectacle ce soir, le groupe proposera un éventail des chansons endisquées au fil des années.

Le Quotidien, Jannot Lévesque

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<p>Ronald Martel</p>
Ronald Martel
La Tribune

(Piopolis) C'est ce soir que le public du Festival Saint-Zénon de Piopolis goûtera aux grands succès pop repris à la sauce manouche par le quatuor The Lost Fingers.

« Ce sera un best of de tous nos albums, avec les succès des années 1980, notre répertoire français, des nouvelles pièces, comme, entre autres, une spéciale pour Lise Watier », énumère le fondateur du groupe, Byron Mikaloff, qui fait preuve d'une volubilité et d'un enthousiasme débordant à propos de son groupe. Fondé en 2006, celui-ci a multiplié les concerts dans différents pays.

On a parlé d'une renaissance positive du groupe avec l'arrivée de Valérie Amyot (voix) et Frank Rioux (guitare) au sein du trio, qui avait vu quitter le membre fondateur Christian Roberge (guitare et voix). Le contrebassiste Alex Morrissette complète le quatuor.

« Notre équipe est devenue plus exportable. En 2014, nous étions rendus à faire autre chose, mais ça ne tentait plus à Christian Roberge. Depuis ce temps-là, ça va très bien, car Alex et moi, on se complète. Je suis un rêveur sur mon nuage, Alex est plus organisé, plus homme d'affaires. On ne stagne plus, on est maîtres de notre futur. On est chanceux d'avoir trouvé Valérie, qui est super, très soignée, très humaine. Chacun a trouvé sa place. Le passage de trio à quatuor s'est très bien réalisé », se réjouit M. Mikaloff.

« Nous pouvons offrir certaines pièces à quatre voix, poursuit-il. Et Frank Rioux a un doctorat en guitare, il est prof à l'université et au cégep, il nous permet de perfectionner notre art qui est devenu plus professionnel, plus net. Nous sommes très contents d'être là où nous sommes rendus. Nous avons peaufiné la marque Lost Fingers, une signature forte, avec des costumes originaux. »

Précieuse aide

Il faut dire que pour son dernier CD, Wonders of the world, enregistré au Studio B-12 de Louis-Armand Bombardier, à Valcourt, le groupe a bénéficié de l'aide du vétéran guitariste John Jorgenson, un ancien collaborateur de Bob Dylan, Elton John et Johnny Cash, rien de moins.

« Louis-Armand est un homme d'affaires qui m'a très bien conseillé. Il a trouvé notre CD tripant, de bon goût, avec une bonne drive. Il y a aussi Louis Germain, à Québec, qui investit en nous. Je trouve fascinant que nous fassions plus que survivre, maintenant. Nous allons mieux gagner notre vie. Nous avons beaucoup de projets! », avoue Byron Mikaloff.

Il est facile de croire celui-ci, car le groupe a produit trois albums en même temps, en 2010 :  un anglophone pour le marché canadien, un autre pour les États-Unis et un pour la France. Actuellement, le groupe caresse le projet d'un disque de Noël.

« C'est captivant comme projet, le plus audacieux de notre histoire. Frosty the snowman, avec du saxophone, de l'orgue, un solo de jazz, des violons et trois contrebasses, ça donnera une interprétation très originale. Des classiques à la façon Lost Fingers, avec banjos, mandolines, casseroles de cuisine, steel drums des Caraïbes, ça va produire des sonorités très différentes de ce qu'on connaît, une vraie folie en décembre. Je le mettrais à côté de n'importe quel album, dans le monde, pour sa qualité. »

Intéressant à rappeler, le nom du groupe est relié à la légende du grand Django Reinhardt qui, en 1928, à l'âge de 18 ans, alors qu'il est déjà un virtuose du banjo, perd l'usage de deux doigts dans l'incendie de sa roulotte. Passionné de musique, il développe une méthode unique à la guitare et devient une grande source d'inspiration du jazz tzigane pour les générations suivantes. Pour les Lost Fingers aussi.

Vous voulez y aller ?

The Lost Fingers

Samedi 28 mai, 20 h

Église Saint-Zénon de Piopolis

Entrée : 35 $

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