Petit diffuseur de grande envergure

Président-fondateur et maître à penser du Festival Saint-Zénon... (La Tribune, Ronald Martel)

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Président-fondateur et maître à penser du Festival Saint-Zénon de Piopolis, Roger DesBiens avait de l'expérience, lui qui avait mené à bien le Festival du Lac Massawippi, à North Hatley, précédemment. Depuis 1999, le Festival Saint-Zénon engrange les succès.

La Tribune, Ronald Martel

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Ronald Martel
La Tribune

(Piopolis) Avant de lancer le Festival Saint-Zénon de Piopolis en 1999, Roger DesBiens avait déjà vu aux destinées du Festival du Lac Massawippi. Il connaissait la chanson et les enjeux de la scène en région. Dix-huit ans plus tard, le rendez-vous qui anime l'église Saint-Zénon a pris du gallon. Et son succès ne se dément pas.

«Le Festival Saint-Zénon dynamise le milieu, il apporte un sentiment de fierté », dit celui qui estime que le succès de son événement dépend de plusieurs facteurs.

« Notre clientèle se trouve à l'intérieur d'un rayon de 35 km, il faut trouver des trucs pour l'amener à nous fréquenter, indique M. DesBiens. Un critère majeur : avoir un menu pour plaire aux gens. Qu'ils sortent d'ici contents, avec le sourire, c'est non négociable. Il ne faut jamais négliger l'excellence, même si cela implique de mettre de côté de jeunes artistes locaux qui sortent de nos critères. Et amener nos clients à faire des découvertes musicales, c'est un facteur important de notre succès. »

L'homme insiste également sur la nécessité d'afficher des prix très compétitifs. « Lorsqu'on vend des billets à 20 $ pour un concert, ce n'est pas notre coût réel, qui se situe davantage autour de 40 $. Il faut des commanditaires qui paient la différence. À Montréal, les billets se vendent 80 $ et 100 $ pour le même concert. Et les spectateurs ne sont pas placés à côté de l'artiste! Notre salle doit compter un minimum de 400 places, c'est critique, car 400 billets à 25 $, cela équivaut au cachet qu'il faut souvent donner aux artistes de renom. »

Le diffuseur ne lésine pas sur les sous à verser. « Les artistes veulent être payés. Nous ne les avons jamais négociés. Il faut même pouvoir verser 50 pour cent à la signature. »

Il importe aussi de bien accueillir les talents qui passent au Festival, insiste M. DesBiens : « Pour qu'ils s'en souviennent quand ils repartent. Nous les logeons et leur servons la meilleure nourriture. Nous leur offrons toujours un bouquet de fleurs à la fin du concert. Et nous développons un public accueillant pour les artistes. C'est leur paye d'être appréciés. Pour le public, un bon concert, c'est une thérapie au meilleur marché », conclut l'ex-directeur artistique, qui a laissé tranquillement sa place à Antoine Leclerc, une relève de qualité.

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