Comme dans un salon

À force de travail et de ténacité, Cécile... (Spectre Média, Maxime Picard)

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À force de travail et de ténacité, Cécile Francoz et Francis Marcoux ont réussi à faire en sorte que La Caravane se taille une place dans le réseau des salles de spectacles de l'Estrie.

Spectre Média, Maxime Picard

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Le monde du spectacle est constitué d'univers pluriels. Il y a les gros réseaux de diffusion connus, médiatisés et fréquentés par de vastes foules. Et il y a les petites salles, plus confidentielles, qui ont pignon sur rue hors des grands centres et qui savent malgré tout tirer leur épingle du jeu. La Tribune vous transporte cette semaine dans le paysage coloré et chaleureux de cinq petits diffuseurs d'ici.

La petite scène de La Caravane de North... (Spectre Média, Maxime Picard) - image 1.0

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La petite scène de La Caravane de North Hatley.

Spectre Média, Maxime Picard

Une salle de spectacle dans le salon. Voilà comment, en un minimum de mots, on pourrait le mieux décrire La Caravane, un lieu de diffusion d'une cinquantaine de places situé en pleine nature dans le Canton de Hatley.

La propriétaire de La Caravane, Cécile Francoz, est venue s'établir en Estrie à cause de la présence, à Waterville, de l'école Les Enfants de la Terre, qui attire des familles de tout le Québec en raison de son approche distincte au plan pédagogique.

À son arrivée dans la région, Cécile Francoz craignait de se retrouver dans une sorte de désert culturel. Elle a donc eu l'idée de créer une petite salle de spectacle et, après avoir analysé ses options, elle a décidé de réaliser son projet directement dans la maison qu'elle habite.

« J'ai vécu à Val-David avant de venir m'installer dans la région et il y avait beaucoup d'activités culturelles là-bas, raconte la propriétaire de La Caravane. Je ne connaissais rien à l'Estrie, au début, et j'avais peur de m'ennuyer. En plus, je voulais offrir un endroit aux artistes pour faire de la musique. »

Cécile Francoz s'est d'ailleurs librement inspirée de l'exemple du Nouveau continent, un lieu de diffusion situé à Val-David, lorsqu'elle a imaginé le concept derrière La Caravane.

La salle de spectacle a été installée à l'intérieur d'une grande pièce de la maison, rénovée au cours des dernières années. Une cuisine se trouve dans la pièce voisine, ce qui permet à la propriétaire d'offrir des repas aux spectateurs. Ajoutons que la résidence centenaire joue également le rôle d'auberge.

Un heureux mélange

La programmation de l'endroit propose à la fois des artistes possédant une certaine notoriété, Stefie Shock, Mara Tremblay et Catherine Major par exemple. Et d'autres qui sont carrément inconnus du grand public. Cécile Francoz s'assure ainsi de rejoindre le plus large public possible.

La musique du monde, celle des chansonniers et le jazz sont les principaux créneaux exploités par le lieu de diffusion, qui possède vraisemblablement une clientèle fidèle.

Bien que la salle de spectacle soit de dimensions modestes, les artistes qui souhaitent fouler sa scène sont nombreux. « Je dirais que j'accepte environ une proposition sur huit de la part des artistes qui m'approchent. »

À ce sujet, la programmation a subi une cure minceur récemment. Les spectacles sont en effet deux fois moins nombreux que par le passé. La propriétaire des lieux souhaitait de cette façon réduire ses heures de travail et retrouver une meilleure qualité de vie. « Ça me donne le temps de faire plus de musique moi-même », souligne la violoniste.

Les spectacles ont habituellement lieu les vendredis et samedis, et ce, à toutes les deux semaines. En saison estivale, la propriétaire prend une pause. « Je trouve qu'il y a une bonne offre sur les scènes extérieures en été », dit-elle.

Un lieu « unique »

Sur le site internet de La Caravane, Cécile Francoz confie avoir reçu beaucoup d'aide de ses proches depuis la création du lieu. Un de ses principaux alliés dans cette aventure a été et demeure Francis Marcoux. Il est élogieux lorsqu'il parle du travail de la principale artisane de cette réussite.

« Céline a une idée assez claire de ce qu'elle veut et elle aménage son espace comme un tableau, soutient-il. Elle a fait de cet endroit un lieu cohérent, mais unique. Les spectateurs vivent une expérience particulière ici et ont habituellement le goût de revenir. »

Lui-même musicien, Francis Marcoux croit que les salles de ce genre sont trop peu nombreuses. « Les artistes moins connus se sentent souvent abandonnés par le réseau existant. Ils sont contents de pouvoir compter sur des espaces semblables », affirme-t-il.

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