FIMAV : quand l'art visuel fait des sons

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Le commissaire aux installations sonores du FIMAV, Erick D'Orion croit qu'il devra se tourner vers l'Europe pour meubler ce volet dans le futur.

La Tribune, Yanick Poisson

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Yanick Poisson
La Tribune

(VICTORIAVILLE) Les marcheurs qui emprunteront la piste cyclable victoriavilloise cette semaine ne manqueront pas de se buter à une série d'oeuvres éclectiques, signe du retour du Festival international de musique actuelle de Victoriaville (FIMAV). Parmi celles qui pourraient susciter le plus d'attention, on retrouve Silo, une installation du quintette de musique actuelle Audiotopie, qui se démarque par son design, son originalité et son côté techno.

L'oeuvre se caractérise par une série de quatre bancs, accompagnés d'un cylindre d'environ deux mètres de hauteur. Les différentes composantes de l'installation sont munies de senseurs qui permettent de détecter les mouvements et les coups. Les différentes percussions génèrent alors un spectacle son et lumière unique.

« Quand on s'en approche, on sent déjà que l'oeuvre s'active graduellement. Lorsqu'on s'assoit sur les bancs, on obtient un résultat. Les bancs réagissent entre eux : si deux personnes ou plus sont assises en même temps, le résultat change. Les gens sont aussi invités à créer leur propre oeuvre en frappant sur les bancs », explique le directeur d'Audiotopie, Étienne Legast.

L'ensemble des bruits émis par Silo est issu des oeuvres d'Audiotopie. M. Legast ne cache pas qu'au-delà de la création, le groupe a dû faire preuve d'imagination afin de permettre à cette installation de voir le jour.

« Nous sommes des artistes, mais nous sommes aussi un peu geek. Nous travaillons maintenant à imperméabiliser notre oeuvre, afin qu'elle puisse être utilisée en permanence dans certains parcs. Nous espérons être un jour capable de changer la musique à distance », ajoute-t-il.

C'est la deuxième fois que Silo est présentée au grand public. À Montréal l'an dernier, elle avait suscité beaucoup d'intérêt, les gens s'y installant pour quelques minutes afin de découvrir l'expérience sensorielle proposée, ou pour une période de temps prolongée pour s'y détendre.

Des installations interactives

Le commissaire aux installations sonores du FIMAV, Érick D'Orion, s'est entre autres réjoui du fait que les oeuvres présentées cette année requièrent, pour la plupart, l'intervention des participants, ajoutant ainsi à l'interaction entre le public et le festival. En plus de Silo, il a eu un coup de coeur pour Les écouteurs de Catherine Béchard et Sabin Hudon, qui oblige le participant à déambuler afin d'entendre des sons différents.

Après six années, le commissaire admet toutefois qu'il est de plus en plus difficile de dénicher des installations sonores québécoises. Il croit qu'il sera maintenant temps de regarder outre-mer. À ce sujet, l'Europe est une terre propice.

« C'est devenu un sacré défi, il n'y a pas tant d'oeuvres offertes ici. Nous allons essayer de convaincre des partenaires d'investir dans le volet des installations, afin que nous puissions apporter des oeuvres de France et de Belgique, par exemple. Nos installations sont vues par beaucoup de gens et très appréciées. »

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