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« Leur réalité me parle tous les jours » - Chantal Cadieux

Chantal Cadieux... (Fournie)

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Chantal Cadieux

Fournie

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(Sherbrooke) Si vous avez déjà eu le plaisir de regarder la série Féminin Féminin sur le web ou ArTV, vous vous souviendrez de cette scène du premier épisode où les filles en terrasse discutent de la distribution rêvée d'un film qui raconterait de leur vie. Des suggestions qu'elles comptent faire à leur amie Robichaud (Chloé, la réalisatrice de ladite série et de Sarah préfère la course), on note Suzanne Clément et Hélène Florent, mais aussi Catherine Renaud « qui joue trop bien la lesbienne » dans Mémoires vives.

Le clin d'oeil a fait plaisir à Chantal Cadieux, l'auteure on ne peut plus hétéro de Mémoires vives qui a donné du relief au personnage de Flavie interprétée par la tout aussi hétéro Catherine Renaud.

« J'ai plein d'amis gais et lesbiennes. C'était tout naturel qu'il y en ait aussi dans mon téléroman. Leur réalité me parle tous les jours, ça m'intéresse », raconte l'auteure estrienne, qui a collaboré à de nombreux projets avant de devenir maître d'oeuvre de Providence, puis de Mémoires vives à Radio-Canada.

Histoire de ne pas ressasser une histoire de coming out, Chantal Cadieux a opté pour une Flavie déjà sortie du placard auprès de sa famille et de ses amis, établie professionnellement et amoureusement.

« Pour Mémoires vives, je voulais des personnages féminins forts. Dans le cas de Flavie et des filles autour d'elle, je voulais qu'elles aient passé l'étape de l'annonce, qu'elles soient dans le mouvement de leur vie, peut-être parce que c'est ce que je vois autour de moi », précise l'auteure, qui constate l'accueil positif de ses personnages lesbiens par le grand public.

« C'est vrai qu'on a tendance à les standardiser, même s'ils (les LGBTQIA) vivent des problématiques parfois différentes, qu'on parle d'acceptation, de travail ou de parentalité. En fait, il faut encore montrer les conséquences de l'acceptation. Le Québec est ouvert, mais il y a encore du chemin à faire, pour les jeunes garçons entre autres », explique Chantal Cadieux.

« Mais on ne veut pas en faire des anges non plus. À un moment donné, une amie m'a dit : "Hey! Flavie est trop straigth", en m'incitant à ne pas en faire un ange. C'était clair qu'elle n'en serait pas un, aucun personnage ne peut rester dans la perfection, il faut en sortir pour atteindre le réel. Ses échanges passionnés avec le personnage de Nancy sont la preuve de son imperfection. Il y a 20 ans, on n'aurait pas pu faire ça. Aujourd'hui, il y a cette ouverture à la diversité. »

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