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Festival-concours de musique: la relève fait bonne figure

Les trois finalistes du Festival-concours de musique de... (Spectre média, Maxime Picard)

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Les trois finalistes du Festival-concours de musique de Sherbrooke : Wilhelm Magner au violon (2e place), Noah Brüstle au piano (1re place) et Joé Lampron-Dandonneau au chant classique (3e place).

Spectre média, Maxime Picard

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(Sherbrooke) Noah Brüstle peine à se souvenir du moment où il a posé ses doigts pour la première fois sur les touches noires et blanches de son piano. « Je devais avoir deux ans, quelque chose comme ça. »

À 18 ans, il a été couronné samedi grand gagnant de la 27e édition du Festival-concours de musique de Sherbrooke (FCMS). Du 2 au 7 mai, 256 musiciens de 6 à 33 ans ont défilé devant les juges pour faire la démonstration de leur talent au chant et aux instruments à cordes et à vent.

Le Sherbrookois originaire d'Allemagne a tenté sa chance à maintes reprises au FCMS, mais c'est son interprétation de la pièce contemporaine Butterflies and Bobcats, du compositeur canadien David MacIntyre, qui lui a enfin permis de décrocher le premier prix.

Interrogé au sujet de sa performance qui lui a valu la bourse Canimex de 2500 $, le jeune talent se dit « assez satisfait ». Il ne s'attendait pas à obtenir la note de 97 sur 100.

« Bien sûr, j'aimerais continuer de jouer du piano : c'est une passion, affirme-t-il. Par contre, je ne m'oriente pas vraiment vers le métier de pianiste. Actuellement, je suis au cégep en sciences de la nature, et je m'intéresse surtout à la physique et aux maths. »

Un festival rassembleur

En tant que directrice générale du Festival-concours, Madeleine Tremblay désire avant tout mettre l'accent sur l'aspect festivalier de l'événement.

« Oui, c'est un concours, mais c'est surtout un festival qui rassemble des jeunes passionnés de musique classique, qui aiment ce qu'ils font et qui sont heureux de se revoir d'année en année, souligne-t-elle. Il n'y a pas de compétition malsaine entre les participants. »

« On remet des médailles à tout le monde, ajoute-t-elle. On est un des rares concours où les gens sont en compétition avec eux-mêmes, pas avec les autres. »

Cette année, la direction du Festival-concours a également choisi de retirer le règlement stipulant que seuls les musiciens de l'Estrie avaient le droit de participer. « Sur les 256, on a eu une vingtaine de participants de l'extérieur, et ils étaient extraordinaires! »

« Un être humain formidable »

Mme Tremblay n'a que des bons mots à dire sur les deux autres finalistes de l'événement, Joé Lampron-Dandonneau au chant classique et Wilhelm Magner au violon. Mais elle se fait particulièrement élogieuse au sujet de Noah.

« On le voit au festival depuis qu'il a l'âge de cinq ans, dit-elle. C'est un rayon de soleil. C'est quelqu'un qui amène de la lumière quand il joue, qui apporte du bonheur par sa musique. »

« Il y a quelques années, il s'en allait au Népal, et il avait organisé par lui-même un concert-bénéfice pour donner des sous aux enfants dont les mères sont en prison. C'est un être humain formidable en plus d'être un grand musicien. »

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