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Entrevue bonheur chanté avec Jonathan Painchaud

Mon coeur collé au tien, le précédent album de Jonathan Painchaud,... (Marie-Claude Meilleur)

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Marie-Claude Meilleur

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<p>Steve Bergeron</p>
Steve Bergeron
La Tribune

(Sherbrooke) Mon coeur collé au tien, le précédent album de Jonathan Painchaud, avait vu le jour un peu en situation de crise. Récemment séparé, devenu son propre producteur, le chanteur avait accouché de chansons teintées de cette tempête personnelle et professionnelle, sans s'apitoyer sur son sort pour autant.

Même que le bout du tunnel était déjà bien en vue au moment de la sortie du disque. Et aujourd'hui, le Madelinot d'origine nage en pleine lumière. Son opus 5 La tête haute (oui, son frère Éloi est encore le coréalisateur) est une oeuvre de transport amoureux, de douce paternité, de bien-être, de lâcher-prise et... de bouledogue flatulent.

Certains artistes éprouvent une certaine pudeur à dévoiler leur bonheur. Pas toi?

En ce moment, ma vie va bien et, forcément, ça se reflète dans l'écriture et dans le ton général des chansons. Il faut en profiter quand la vie nous donne un break! Mais c'est toujours délicat d'afficher son bonheur quand on a un passé de rock 'n' roll.

Je ne savais pas comment marier tout ça avec ma signature musicale. Je craignais un peu d'avoir l'air d'un animateur d'émission du matin avec trop de sourires! Il y a toujours eu de petites chansons humoristiques ou des clins d'oeil sur mes albums, mais jamais d'un bout à l'autre.

Y a-t-il eu un déclic?

C'est la chanson La tête haute qui a donné le ton au reste. Elle traduit vraiment bien où je me sens en ce moment, l'espèce de regain de confiance lorsque quelqu'un porte un regard amoureux sur toi. Après celle-là, Éloi et moi avons eu le sentiment d'avoir trouvé la pierre angulaire, à laquelle nous avons greffé d'autres chansons qui allaient plus chercher mes couleurs folk et country.

Comment as-tu vécu le passage de la quarantaine?

À part quelques poils blancs qui apparaissent à gauche et à droite, peu de choses ont changé. Je suis encore ado attardé sur les bords. En fait, c'est plus la paternité qui te fait changer tes priorités. Je ne suis pas devenu carriériste, mais je pense un peu plus à aligner mes pions parce que j'ai la responsabilité d'une autre personne.

Dans la chanson Plus que la vie elle-même, tu te présentes d'ailleurs comme un père pas comme les autres... Ta fille te l'a déjà fait remarquer?

Non, mais je sais qu'elle le sent. Elle s'est aperçue que je n'avais pas les mêmes références que les parents de ses amies. On ne regarde pas les mêmes films. Il n'y a pas de Justin Bieber à la maison, mais beaucoup de musique des années 1950, 1960, 1970... Elle passe aussi beaucoup de temps avec moi sur des plateaux de tournage, elle me suit parfois en tournée et me donne même des coups de main pour monter mes trucs.

Dans la chanson, je lui explique que c'est une richesse. Mes parents étaient des artistes, ils ne nous ont pas légué beaucoup de matériel lorsqu'ils sont partis, mais ils nous ont légué la volonté de cultiver cette différence.

Comment est née la chanson du Quadrupède pétomane?

Lorsque j'écris, je m'impose régulièrement des blocs de quatre heures. Quand l'inspiration n'est pas là, j'essaie de la provoquer. Je regarde ce qu'il y a autour de moi, j'essaie de trouver une image. Ce fut donc mon chien, un bouledogue français qui, comme tous ses semblables, a des troubles digestifs légendaires. Au lieu de fuir la pièce pour m'aérer, j'ai décidé d'écrire là-dessus.

C'est un petit doigt du milieu à certains détracteurs qui trouvent mes textes trop simples ou populaires. Je leur rappelle que c'est un choix, parce que, si je le veux, je peux faire de très belles tournures de phrases sur n'importe quel sujet!

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