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Les Petites Lanternes porteront leur expertise au Congo-Kinshasa

L'annonce de la coproduction internationale a réuni jeudi... (Spectre Média, Maxime Picard)

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L'annonce de la coproduction internationale a réuni jeudi Nathaniel Allaire-Sévigny, coordonnateur du projet,  Angèle Séguin, directrice artistique, sa petite-fille Alica, la députée et ministre du Développement international Marie-Claude Bibeau, le maire Bernard Sévigny, Nicole Saint-Martin, vice-présidente du CA du Théâtre, Marie-Louise Bibish Mumbu, auteure congolaise et co-auteure du projet, ainsi que Denise Byrnes, directrice générale d'Oxfam-Québec.

Spectre Média, Maxime Picard

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<p>Alain Goupil</p>
Alain Goupil
La Tribune

(SHERBROOKE) Après le tremblement de terre en Haïti et la tragédie ferroviaire de Lac-Mégantic, l'expertise du Théâtre des Petites Lanternes de Sherbrooke en matière de création artistique et de participation citoyenne s'installera en République démocratique du Congo (RDC) pour les deux prochaines années.

En collaboration avec Oxfam-Québec, la compagnie de théâtre sherbrookoise a annoncé jeudi un projet de cocréation et de coproduction internationale, intitulé Bongo té, tika! (Pas comme ça, arrête!, en kilongo), qui se penchera sur les violences faites aux femmes dans ce pays aux prises avec d'interminables conflits armés depuis de plusieurs années.

« Ce projet va permettre aux femmes d'exprimer ce qu'elles vivent, a expliqué Denise Byrnes, directrice générale d'Oxfam-Québec. À travers la culture, leurs voix vont se propager dans la communauté et cela provoquera des débats entre les hommes, les femmes et les organismes communautaires. Cela permettra de se questionner sur le fléau de la violence en tant que frein à l'épanouissement des femmes et des filles. »

« On l'a vu, en Haïti, après le séisme, lorsque nous avons travaillé avec le Théâtre des Petites Lanternes, beaucoup d'Haïtiens ne pouvaient pas exprimer tout le mal qu'ils ont vécu. Mais à travers une pièce de théâtre, ils ont pu canaliser ce vécu pour aller plus loin. Pour nous, qui travaillons avec ces femmes à Kinshasa depuis longtemps, c'est un outil de plus », a souligné Mme Byrnes.

Violences silencieuses

Inspirée de la Grande cueillette des mots qui a servi lors des tragédies d'Haïti et de Lac-Mégantic, la démarche congolaise vise cette fois à donner la parole à plus de 600 femmes et 200 hommes de la capitale, Kinshasa. Angèle Séguin, directrice artistique du Théâtre des Petites Lanternes, agira comme directrice artistique du projet. Elle sera secondée à l'écriture de la pièce par l'auteure d'origine congolaise Marie-Louise Bibish Mumbu, tandis que la mise en scène a été confiée à l'Atelier Théâtr'Action sous la direction de José Bau Diyabanza et Pascal Oshosho.

Les deux auteures estiment que le théâtre est un canal tout indiqué pour dire les choses telles qu'elles sont.

« C'est de pouvoir parler des violences silencieuses, précise Mme Bibish Mumbu. On parle beaucoup de violence à l'est, dans la zone de guerre, mais il y a toutes ces violences silencieuses dans le quotidien qui se vivent aussi à Kinshasa. Le fait de pouvoir donner la parole aux concernés, c'est quelque chose d'extraordinaire, que j'ai vraiment envie de faire dans ce projet », a-t-elle exprimé.

Le public sera appelé à prendre une part active à ce projet, précise Angèle Séguin. « On veut inciter toute la communauté à collaborer au spectacle, à présenter ses propres créations avec nous. J'y crois beaucoup, car en RDC, cette tradition de théâtre, de création et d'oralité est porteuse et portée par beaucoup de gens », a-t-elle remarqué.

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