Grands bonheurs pour les petits

Érika Tremblay-Roy... (La Tribune archives, Jessica Garneau)

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Érika Tremblay-Roy

La Tribune archives, Jessica Garneau

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Karine Tremblay
La Tribune

(Sherbrooke) C'est maintenant que le festival Petits Bonheurs Sherbrooke anime différents lieux de diffusion estriens. Jusqu'au 8 mai, la septième édition du rendez-vous culturel des tout-petits propose une panoplie de spectacles et d'ateliers aux jeunes enfants. Parfois même aux TRÈS jeunes enfants, puisque certaines créations s'adressent aux bébés de quelques mois à peine.

« À cet âge-là, ils ne sont pas dans l'histoire encore, mais cette première plongée culturelle les met en contact avec leurs émotions. Ils ressentent de la tendresse, de l'empathie, de l'excitation, ils passent par toute une palette d'émotions. Ils apprennent aussi à être en société, ils vivent une expérience. Ils regardent le spectacle, mais le tiers du temps, ils observent les autres réagir », dit Érika Tremblay-Roy, présidente du comité artistique de Côté Scène (qui chapeaute Petits Bonheurs) et directrice artistique du Petit Théâtre de Sherbroke.

Elle insiste : l'expérience n'est pas réduite parce que le public est jeune.

« Les performances sont créées par des artistes spécialisés avec les tout-petits. Elles permettent un apprentissage large, un éveil à plusieurs points de vue. »

On peut penser que ces premières incursions pavent la voie pour la suite. Qu'elles induisent une curiosité pour la sphère culturelle chez les enfants qui sont exposés à davantage de créations. À la maison comme à l'école.

 C'est parce qu'elle croit profondément à ce que l'art apporte aux enfants qu'Érika Tremblay-Roy crée elle-même des pièces destinées à la jeunesse : « Amener les enfants à être en contact avec l'art, c'est fondamental dans une société. Je pense que ça fait d'eux de meilleurs citoyens, plus ouverts et plus à même de recevoir la différence, de prendre la parole, de développer leur pensée de manière large. Les parents qui y croient et qui investissent dans la culture offrent un beau cadeau à leurs enfants. »

L'école est aussi un tremplin pour allumer la flamme culturelle. « Et les enseignants sont la plupart du temps convaincus, eux aussi, de ce que peuvent les arts et la culture. Ce qui manque parfois, ce sont les moyens. Il faudrait que les ministères de l'Éducation et de la Culture se parlent, il faudrait une volonté politique pour soutenir la culture et l'intégrer dans le cursus scolaire », remarque Mme Tremblay-Roy.

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