« Mad Men à la campagne »

De gauche à droite : Mara Tremblay, Michel... (Marie-Claude Meilleur)

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De gauche à droite : Mara Tremblay, Michel Rivard, Luc de Larochellière, Éric Goulet, Gilles Bélanger, Carl Prévost et Ariane Ouellet des Mountain Daisies. Après Magog en mai, le septuor reviendra en spectacle à Drummondville et Victoriaville en octobre et à Sherbrooke en novembre.

Marie-Claude Meilleur

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<p>Steve Bergeron</p>
Steve Bergeron
La Tribune

(Sherbrooke) Tout ça, c'est la faute d'Éric Goulet. C'est lui qui a fait miroiter à Michel Rivard et à ses coéquipiers de Sept jours en mai la possibilité de se retrouver ensemble dans un lieu clos, loin du brouhaha de la ville, où la seule préoccupation serait de créer des chansons. Pour un auteur-compositeur de carrière, cela tient véritablement du fantasme.

« On en parlait déjà du temps des Hommes rapaillés. Éric Goulet avait déjà fait ce genre d'expérience avec des participants du Festival de la chanson de Granby. Disons que c'était dans l'air depuis longtemps. Jusqu'au jour, en mars 2015, où Éric me dit qu'il a peut-être trouvé le lieu impeccable pour concrétiser ce projet... et que ce lieu était libre en mai. »

À l'époque, Michel Rivard ignorait l'existence du B-12. « Nous sommes partis toute la gang pour le visiter. Ça a été le coup de foudre pour tout le monde. C'est vraiment un endroit funky, avec son style des années 1960, ses fenêtres en hublot, ses meubles dépareillés... À quelqu'un qui me demandait de le décrire, j'ai répondu que c'était Mad Men à la campagne! » rapporte-t-il en éclatant de rire. « La première heure que tu passes là, tu te perds presque. Il y a tellement de recoins, d'escaliers, de détours... En plus, les cerisiers étaient en fleurs. Ça m'a donné le goût d'y retourner avec mes propres musiciens. »

Le B-12 s'est avéré idéal pour travailler en petites équipes, sans que les unes interfèrent avec les autres, et aussi pour des prises de son où tous les musiciens jouent en même temps dans la même pièce. « Les aires ouvertes, c'est vivant. »

Michel Rivard a vécu ses sept jours en mai comme un petit garçon en camp de vacances avec des amis. « On n'avait jamais passé autant de temps ensemble, même si on se connaissait tous. Mais il n'y a pas eu l'ombre d'un problème ni creux de productivité. L'inspiration s'est vite pointée. Le soir de la première journée, six nouvelles chansons étaient déjà nées. On pouvait même commencer à enregistrer les guitares. »

Le secret de la réussite d'une telle immersion? « Simplement arriver l'esprit très ouvert et savoir plonger dans quelque chose dont on ne connaît pas la fin. Aucun d'entre nous n'est arrivé avec des mélodies ou des textes déjà prêts, mais seulement des bribes gardées en mémoires, notées dans des carnets ou sur des téléphones intelligents. »

La seule escapade hors B-12 a été un midi où Gilles Bélanger, Luc de Larochellière et Michel Rivard ont eu envie d'une frite à la brasserie voisine.

« Après notre départ, on a peut-être ajouté deux heures de travail. Sinon, on n'a pas retravaillé le matériel, pour garder la spontanéité. Le mixage s'est fait à Montréal. »

Michel Rivard a bien connu Le Studio de Morin-Heights, où Beau Dommage a enregistré son dernier album. « Mais les chambres étaient dans une autre maison. On n'aurait pas pu vivre un moment comme aller réveiller Mara, qui était déjà couchée, pour qu'elle vienne faire la ligne de basse qu'elle voulait faire... en pyjama. C'est ça, la magie d'être tous sous le même toit. Personne n'est jamais loin de l'action. »

Vous voulez y aller?

Sept jours en mai

Dimanche 22 mai, 20 h 30

Vieux Clocher de Magog

Entrée : 42,50$

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