Entrevue tout étoile avec Ariane Brunet

Au moment de choisir un titre pour sa troisième galette, Ariane Brunet... (Spectre Média, Marie-Lou Béland)

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Spectre Média, Marie-Lou Béland

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Karine Tremblay
La Tribune

(Sherbrooke) Au moment de choisir un titre pour sa troisième galette, Ariane Brunet cherchait un mot mystérieux qui collerait bien à son univers de création. Bercée autant par la musique de Christine and the Queens que par celle de Jean-Pierre Ferland, elle a eu un déclic en entendant le mot « Stella », sur le disque de l'une comme sur le disque de l'autre. Le mot était doux à ses oreilles. « Stella, ça signifie étoile en latin. Ça nous ramène aux origines, à quelque chose de plus grand que nous. » Le titre était trouvé. L'album, lui, a été lancé le 1er avril dernier. La tournée reste à venir, mais on pourrait bien voir l'auteure-compositrice-interprète de 25 ans fouler la scène de différents festivals au cours de l'été.

Un troisième opus au milieu de la vingtaine, c'est un peu un rêve. As-tu l'impression d'être née sous une bonne étoile?

En fait, c'est longtemps l'impression que j'ai eue. Et puis après le lancement de Fusée, mon second disque, j'ai traversé une grosse période de remise en question. J'ai ressenti beaucoup de solitude. De la détresse, aussi. Je vivais de l'anxiété, je me demandais quelle était ma place, dans tout ça. Entre l'âge de 22 et de 24 ans, c'est ce que j'ai traversé. Après, j'ai rechoisi cette étoile. J'ai à nouveau décidé de faire de la musique.

Qu'est-ce qui t'a ramenée du côté plus lumineux du métier?

En 2014, j'ai participé à un atelier d'écriture auprès de Francis Cabrel, en Europe. J'étais la seule Québécoise du groupe. L'idée de ces dix jours intensifs, c'était de favoriser la collaboration entre créateurs. J'avais écrit mes deux premiers albums toute seule. Pour moi, c'était un grand pas d'ouvrir la porte de mon univers à d'autres. Finalement, j'ai trouvé ça tellement bénéfique! J'ai beaucoup aimé, ça m'a donné envie de remettre ça. Ça m'a redonné un élan.

Tu as d'ailleurs réuni divers talents autour de toi pour Stella...

Je trouvais que mon univers très féminin manquait de testostérone. Je me suis entourée de gars! Il y a notamment Alexandre Désilets et Mathieu Lippé qui m'ont donné un coup de pouce pour l'écriture. Chacun à leur façon, ils ont du rythme dans la prose, il ont cette façon d'écrire qui me rejoint. Et avec ce disque, j'avais envie de sortir de mon registre habituel. Il n'est donc qu'à demi biographique. Je vis un beau grand amour, présentement, alors ça se ressent dans certaines chansons, mais sur d'autres, j'ai choisi d'aborder des thèmes plus éloignés de moi, comme l'exil forcé, le fait de quitter son pays, la violence conjugale, la détresse psychologique, l'égocentrisme. J'aime accoler ces textes plus percutants à des musiques plutôt délicates.

Il y a aussi un côté scintillant à ce disque. Un son plein de rythmes, tout en rondeur...

Il y a effectivement cette couleur plutôt soul, funk, disco qui permet de vraiment laisser la place aux accents toniques. J'avais envie de m'inspirer de certaines teintes musicales des années 1970-80, mais pas d'en faire un pastiche. Il fallait que tout soit au goût du jour, que tout soit actuel, que le son soit moderne.

Sais-tu déjà comment tu feras briller cette galette étoile sur scène?

Je pense travailler avec un metteur en scène. Comme mon album est très orchestré, on ne peut pas habiller les chansons de la même façon pour la scène. J'ai déjà quelques idées. On a fait une tournée dans de petites salles d'Europe en novembre dernier et j'ai aimé cette proximité avec les gens. On a réussi à créer un petit cocon en jouant tous de plusieurs instruments.

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