Un festival à partager

CHRONIQUE / J'ai rencontré Susan Davies mercredi soir, elle était attablée au... (Spectre média, Maxime Picard)

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Spectre média, Maxime Picard

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(Sherbrooke) CHRONIQUE / J'ai rencontré Susan Davies mercredi soir, elle était attablée au Tapageur devant un foie de veau qui m'a fait hésiter un moment. Juste avant de quitter pour la Maison du cinéma, elle est venue me demander ce que j'avais mangé : la pizza crevettes et rapini. « Ça semblait délicieux, c'est ce que je prendrai demain », m'a-t-elle lancé.

Quelques minutes plus tard, on était assises dans la même salle en attendant que débute le film islandais Rams, notre coup de coeur à l'une comme à l'autre. Elle m'a saluée en souriant. Dimanche après-midi, quand je suis retournée au Tap pour commencer ces textes, elle terminait une souris d'agneau avant d'aller voir Gabo : The Creation of Gabriel Garcia Marquez. C'était son 15e film de la semaine... Et il restait encore le film de clôture en soirée!

« Ce festival est tout simplement extraordinaire! Ils doivent élargir leur campagne publicitaire pour que ça se sache hors de Sherbrooke », insistait Susan Davies, une infirmière arrivée d'Angleterre il y a quelques décennies et qui a choisi Lac-Brome pour sa retraite.

C'est au hasard d'une visite chez son médecin sherbrookois qu'elle est tombée sur un article annonçant le Festival cinéma du monde de Sherbrooke. Elle ne se pouvait plus, elle qui, quand elle vivait dans la métropole, se faisait un plaisir et un devoir de synchroniser ses vacances avec le Festival de films de Montréal.

« Plus jeune, je voyageais beaucoup, confie la dame de 75 ans. Maintenant, ma santé me le permet moins. Mais ce festival, ici à Sherbrooke, c'est une succession de voyages magnifiques. Il y a plusieurs très beaux films. »

Et elle tient tellement à ce que le FCMS ait longue vie qu'elle s'est activée auprès de membres de l'organisation, les empressant de proposer des articles promotionnels aux visiteurs, d'étendre leur campagne publicitaire également, de faire du bruit, encore plus de bruit.

On ajoutera que l'ajout de quelques matinées, en semaine, serait sans doute apprécié d'une certaine partie des festivaliers, qu'ils soient retraités, travailleurs de soir ou de nuit... ou journalistes (capricieuse?!?! Meuh non...).

Mais je reviens au « plus de bruit » de Susan Davies, qui vient de trouver à Sherbrooke, à une heure de voiture de sa retraite tranquille, un rendez-vous culturel annuel, et je la cite « d'une qualité et d'une organisation exceptionnelles ».

Après avoir vu une quinzaine de films et vécu le centro toute la semaine, Susan va revenir, elle me l'a promis.

Et elle ne sera pas la seule.

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