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Représailles et retrouvailles aux Grands Chênes

L'équipe de Représailles : Myriam Poirier, André-Marie Coudou... (La Tribune, Yanick Poisson)

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L'équipe de Représailles : Myriam Poirier, André-Marie Coudou (metteur en scène), Raymond Bouchard, Gabrielle Mathieu, Jean-Bernard Hébert, Sylvianne Rivest-Beauséjour, Martin Lebrun (assistant à la mise en scène) et Jean-Léon Rondeau.

La Tribune, Yanick Poisson

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Yanick Poisson
La Tribune

(Kingsey Falls) Le propriétaire du Théâtre des grands chênes, Jean-Bernard Hébert, présentera la pièce Représailles d'Éric Assous, du 2 juillet au 20 août, à Kingsey Falls.

Afin de s'assurer du succès québécois de cette pièce qui a connu un franc succès sur l'autre continent, l'homme de théâtre a fait appel à son « bon ami » Michel Tremblay, afin qu'il peaufine une adaptation. Le résultat est, semble-t-il, impeccable.

« Plus je vieillis et plus j'aime l'humour, le vrai, le pétillant, le brillant et, mon favori, l'humour décapant, celui de mon ami Éric Assous notamment. On ne se lasse pas de cet auteur, il est capable de raconter le couple dans toute sa splendeur. Il n'y a pas de bon, pas de méchant, c'est capiteux, ce n'est pas niais, on est loin du cocufiage, c'est juste drôle », se réjouit M. Hébert, qui en sera à un 12e été dans les Bois-Francs.

Représailles, c'est l'histoire de Francis (Raymond Bouchard) qui se fait prendre la main dans le sac par sa femme, Rose (Gabrielle Mathieu), qui découvre ses nombreuses infidélités. Le divorce qui s'annonce semble perdu d'avance pour Francis, qui craint d'être dépouillé. La maladresse et la mauvaise foi de l'homme provoqueront les pires représailles de la part de sa femme.

« C'est une pièce humaine avant tout. On ressemble aux personnages. Tous les couples peuvent vivre ce genre d'événement après un certain temps. Ce n'est toutefois pas trop psychologique. On rit du début à la fin, c'est d'ailleurs ce qui sera le plus difficile lors de la mise en scène, les rires », estime le metteur en scène, André-Marie Coudou.

« Il fallait que je le fasse »

Pour Raymond Bouchard, c'était terminé, les théâtres d'été. À 71 ans, il s'était promis d'alléger son horaire. Il n'a toutefois pas été en mesure de dire non à Jean-Bernard Hébert lorsqu'il a lu le texte pour la première fois.

« Lorsque j'ai lu la pièce, je me suis dit qu'il fallait que je le fasse. J'ai ri d'un bout à l'autre. C'est une pièce vraiment intelligente, qui va vraiment plaire aux gens », affirme le comédien d'expérience.

Ce sera la première fois que M. Bouchard passera l'été dans la région des Bois-Francs. Il y sera pour une vingtaine de représentations. On prévoit ensuite une tournée pour l'hiver.

Lui et Jean-Bernard Hébert se retrouveront ensemble sur les planches pour la première fois depuis Douze hommes en colère, une pièce jouée en 2000. Ils seront accompagnés de Sylvianne Rivest-Beauséjour, Gabrielle Mathieu, Myriam Poirier et Jean-Léon Rondeau.

« Je suis là pour rester »

Après avoir tenté de vendre le théâtre de Kingsey Falls pendant quelques années, Jean-Bernard Hébert est désormais plus convaincu que jamais de son amour pour l'établissement. Il a répété à plusieurs reprises qu'il était là pour rester et pour le faire prospérer.

De 3500 en 2014, le nombre de spectateurs a bondi pour atteindre 5000 en 2015. Il espère que les amateurs de théâtre seront encore nombreux l'été prochain.

« On aimerait que ce soit complet tous les soirs et être en mesure d'ajouter des représentations. Le théâtre d'été n'est plus ce qu'il était, mais on sent qu'il y a une recrudescence, les gens y reviennent. J'invite les gens à faire le tour des théâtres, il n'y en a plus qu'une quinzaine au Québec », mentionne le propriétaire.

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