Cinéma de valeurs

La directrice du Festival Cinéma du monde de... (Spectre Média, René Marquis)

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La directrice du Festival Cinéma du monde de Sherbrooke, Malika Bajjaje.

Spectre Média, René Marquis

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(SHERBROOKE) Malika Bajjaje entre dans le café sourire aux lèvres, cellulaire à la main, du pas rapide de la femme qui éteint des feux. Ce qui est le cas. À moins de 24 heures du lancement du Festival Cinéma du monde de Sherbrooke, il y a toujours des petites et grosses urgences qui poppent à gauche et à droite.

Alors oui, elle éteint des feux. Mais avant tout, Malika Bajjaje attise curiosité et ouverture, enflamme les coeurs et allume des passions (rassurez-vous, je m'arrête là dans la lancée enflammée).

Parlons plutôt similitudes. Qu'ont donc en commun le Festival des traditions du monde et le Festival Cinéma du monde qui s'amorce aujourd'hui?

Le monde, oui, bonne réponse. La même directrice générale, Malika Bajjaje, oui, autre bonne réponse.

Mais la vraie de vraie bonne réponse, c'est l'ouverture de la seconde sur le premier, le désir évident de Malika Bajjaje de partager son ouverture sur le monde, de la propager, de la partager, que ce soit sous le Palais de l'Orient en plein mois d'août ou au gré d'une sélection de films et de rencontres dans un début d'avril tout cinéma.

D'ailleurs, le Festival Cinéma du monde est un peu né d'une initiative du Festival des traditions, lorsqu'en 2011, Malika a approché Catherine Viau pour intégrer un petit volet 7e art au rendez-vous estival. Ceci menant à cela, voilà qu'on rencontre Denis Hurtubise de la Maison du cinéma et qu'on lance finalement en 2014 la première édition du Festival du cinéma.

Intelligence des cinéphiles

« Le cinéma a un impact incroyable sur la construction de notre vision du monde, de nos idées et de nos valeurs », fait remarquer Malika Bajjaje, qui est née et a grandi au Maroc, où les films westerns étatsuniens campaient systématiquement les cowboys dans le rôle des bons et les indiens dans celui des méchants.

« On nous présente les choses d'une certaine façon et les messages sont là, que ce soit dans la direction ou le scénario. Les messages ne sont pas toujours si évidents, mais ils sont là », note-t-elle encore.

Aussi prend-on soin ici de sélectionner des films qui viendront parler à l'intelligence des cinéphiles et qui viendront nourrir réflexions et discussions.

« Dans le monde actuel, je pense que chaque geste, si petit soit-il, peut aider à faire tomber les préjugés et à ouvrir les esprits », plaide en souriant la directrice des deux festivals, qui, dans le même élan, multiplie les efforts afin de créer et resserrer des liens avec le milieu sherbrookois, ce qui fait en sorte que non seulement on passera beaucoup de temps à la Maison du cinéma cette semaine, mais qu'on aura aussi l'occasion de se balader du côté du Tremplin, du Granada, du Centre culturel, de la salle Alfred-DesRochers, du Parvis et du centro, en pleine rue vendredi et dans quelques lieux plus chauds aussi.

On se verra là, donc, histoire de profiter du Festival pendant que Malika éteint ses feux.

Vous voulez y aller?

Soirée d'ouverture du 3e Festival Cinéma du monde

Mardi 5 avril

5 à 7 de lancement, 17 h, Siboire Dépôt

Tapis rouge, 19 h, Maison du cinéma

Film d'ouverture La tête haute, 19 h 30, Maison du cinéma

Soirée de fête, 21 h, Restaurant O Chevreuil

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