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Le parcours artistique interrompu de Martine Birobent

Les oeuvres de Martine Birobent font l'objet d'une... (La Tribune, Yvan Provencher)

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Les oeuvres de Martine Birobent font l'objet d'une exposition hommage présentée jusqu'en juin prochain et intitulée PUSIPOS, une rétrospective 1996-2016. La cofondatrice de la Galerie des Nanas à Danville est actuellement en phase palliative d'un cancer métastatique.

La Tribune, Yvan Provencher

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Yvan Provencher
La Tribune

(DANVILLE) La Galerie des Nanas de Danville présentera d'avril à juin l'exposition PUSIPOS, une rétrospective 1996-2016, afin de mettre en lumière l'oeuvre singulière de l'artiste Martine Birobent. Il s'agira de la fin de son long parcours artistique, puisque Martine Birobent est atteinte d'un cancer métastatique en phase palliative.

« La Galerie des Nanas, Martine Birobent et moi l'avons cofondée en 2011 », rappelle Jean-Robert Bisaillon, son conjoint, à propos de cette toute première galerie canadienne consacrée à l'art insubordonné au féminin.

« Martine a fait le dur constat que les femmes artistes québécoises se trouvent coincées, d'une part entre l'abandon de leur carrière au profit de la famille et, d'autre part, les dictateurs du monde de l'art dominé par une fausse histoire de l'art. Il existe bien quelques sympathiques galeries d'art contemporain plus libres, mais elles évoluent dans un marché commercial à peu près inexistant au sein de notre communauté francophone. »

« De ces durs constats, le travail de Martine Birobent s'avérera être l'un des principaux révélateurs. Elle a indéfectiblement tenu le cap durant vingt années, sans attendre le regard du milieu, sans jamais produire une seule oeuvre pour plaire et sans jamais laisser sa main être guidée par autre chose que ses propres tiraillements humains et sa passion de créer », poursuit-il.

Grâce à un coup de coeur inexplicable, Martine Birobent, artiste plasticienne multidisciplinaire, et Jean-Robert Bisaillon, activiste de l'autoproduction artistique, ont implanté leur galerie d'art en milieu rural. La galerie a été nommée en hommage à Niki de Saint-Phalle, artiste franco-américaine qui faisait partie du groupe des Nouveaux Réalistes et dont les Nanas sont des sculptures.

Deuil à venir

Au cours des cinq dernières années, Martine Birobent a été artiste invitée en résidence à la 5e Biennale Hors-Normes de Lyon (2013) et artiste invitée en résidence à la Biennale Out Of The Box de Genève (2015). Elle est la première artiste québécoise à avoir exposé à la Outsider Art Fair de Paris (2015) et de New York (2014 et 2016).

Pourquoi avoir choisi l'appellation PUSIPOS pour cette exposition hommage?

« La tribu philippine Kalinga n'a jamais fléchi face à la colonisation. C'est un peuple fier aux fabuleux rituels, qui offre une fête à ses aînés, la Pusipos, avant que ceux-ci ne meurent, pour les honorer. Après PUSIPOS, la galerie fera son deuil de sa fondatrice », précise Jean-Robert Bisaillon.

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