La liberté du jazz selon Sonia Johnson

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Sonia Johnson est heureuse de retrouver le 30 mars la scène du Centennial, « un endroit où il se fait un travail extraordinaire de diffusion du jazz et que l'on souhaite voir poursuivre sa mission encore longtemps ».

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Fait-on une croix sur sa liberté lorsqu'on la partage avec le plus grand nombre? Sonia Johnson vous dira que non, pas du tout. Du moins quand la liberté proposée à la ronde est celle que l'on puise dans les sources inépuisables du jazz. Et après sa courte prestation au lancement de programmation du Centennial, après aussi cette conférence sur le jazz offerte au même endroit aux côtés de Stanley Péan, voici que la chanteuse et musicienne couronnée d'un Juno vient présenter dans l'étreinte de Bishop's l'heureux mariage de ses propres créations et de quelques interprétations bien personnelles.

« Le jazz, c'est la liberté, insiste l'artiste montréalaise. Il offre des possibilités de vivre le moment présent, mais aussi de le transformer chaque fois. Ce n'est pas une musique statique, on peut la faire voyager. »

Et Sonia Johnson aime bien voyager. En elle d'abord, où elle fait belle place à la création, à la musique, à l'humour et à la tendresse, mais aussi dans l'univers des grands standards de jazz où elle revisite Ella Fitzgerald, Frank Sinatra, Bill Evans et d'autres encore, puis dans celui de ses amis et contemporains Stanley Péan, Frédéric Alarie, Anthony Rozankovic, Charly Bouchara ou Marianne Trudel, qui ont tous participé à l'élaboration de son dernier album, Le coeur à l'endroit. Un album pour lequel elle a demandé des chansons « avec une finale lumineuse, peu importe si l'histoire ou le thème était sombre ».

« Marianne [Trudel] avait tout plein de magnifiques musiques dans son répertoire caché, je lui en ai emprunté avec bonheur », confie-t-elle au sujet de sa complicité grandissante avec la pianiste et compositrice québécoise.

Et on ne s'étonnera donc pas de retrouver Trudel au piano en spectacle, alors que les percussions seront entre les mains de Jim Doxas et la basse sous celles de Rémi-Jean Leblanc. « J'adore travailler avec eux sur scène, ça donne un spectacle où il y a mélange de styles de jazz, mais aussi d'humour, de tendresse, d'énergie et de complicité vraiment agréables », raconte Sonia Johnson, qui multiplie de plus en plus les collaborations avec des musiciens pour des projets variés.

« Ça vient nourrir mon côté créateur et ça multiplie les occasions de continuer à créer », note l'artiste autodidacte qui terminera sous peu son baccalauréat en interprétation jazz, des études entreprises fin trentaine qui viennent compléter un long apprentissage terrain auprès de musiciens aguerris.

« J'aimerais bien enseigner à mon tour éventuellement, transmettre ma passion, mon savoir. La mu-sique est dans ma vie depuis longtemps, j'ai envie de la partager. »

Parce que partager la musique, c'est partager la liberté.

Vous voulez y aller?

Sonia Johnson et Marianne Trudel

Mercredi 30 mars, 20 h

Théâtre Centennial

Entrée : 31 $ (étudiants : 18 $)

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