Les Parcours de Suzanne Pouliot

Suzanne Pouliot présente dans l'exposition Parcours une série... (Photo Spectre Média, Frédéric Côté)

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Suzanne Pouliot présente dans l'exposition Parcours une série de couleurs et de personnages qui viennent se donner la réplique ou endosser une rupture de dialogues.

Photo Spectre Média, Frédéric Côté

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Au coeur de tout, il y a d'abord la communication, sous toutes ses formes, dans tous ses sens et ses non-sens, ses propositions et ses non-dits, ses dialogues et ses non-dialogues. Qu'elle entremêle des mots ou des couleurs sur la blancheur d'une feuille ou d'une toile, l'artiste Suzanne Pouliot aime réunir des oeuvres qui se parlent ou, au contraire, qui sont en complète rupture de dialogue.

« Si Parcours est le titre et le centre de cette exposition, j'ai vite réalisé que la communication en est le sous-thème, qu'elle s'y est insérée un peu à mon insu », explique celle qui a enseigné la littérature jeunesse et la didactique du français pendant une quarantaine d'années en milieu universitaire, dont les 26 dernières de sa carrière sur la colline sherbrookoise.

« J'ai toujours été fascinée par la communication non verbale, tout ce qu'on cherche à dire ou non, mais je ne rejette aucune forme de communication. Lors d'un récent voyage au Nicaragua, le deuxième pays le plus pauvre d'Amérique après Haïti, j'ai vu tout le monde penché sur son téléphone autour d'une borne wi-fi, tentant de communiquer comme on le fait partout ailleurs. C'était une image très forte. »

Une image forte comme les aime Suzanne Pouliot, l'enseignante. Mais aussi, et peut-être surtout, l'auteure et la peintre. Une image forte pas du tout en noir et blanc.

« Je suis une coloriste, lance-t-elle dans un souffle. Je ne pourrais pas créer en noir et blanc, impossible. La couleur permet des échanges,

ça vient dynamiser les temps moroses, donner une dimension autre. Je ne peux jamais faire autrement que de commencer une toile avec du jaune, du rouge, de l'orangé.

« Je suis aussi de la vague des éco-artistes, précise-t-elle encore. J'aime récupérer des toiles sur lesquelles je repeins, mais aussi des matériaux, pour leur trouver une place dans ma création. Ce sont souvent des éléments qui ajouteront de la texture ou une seconde dimension. »

Timbres, filets et bouts de textes

Tels les timbres, les bouts de textes et les filets intégrés aux techniques mixtes occupant la moitié de l'importante collection d'oeuvres réunies depuis jeudi au Centre communautaire et culturel Françoise-Dunn, et parmi lesquelles figurent aussi quelques aquarelles et des acryliques.

« J'étais fascinée par ces petits filets de fruits et légumes, à l'épicerie, et je me suis mise à les garder sans savoir ce que j'allais en faire. Après quelques essais, j'ai décidé de les intégrer encore davantage. »

Même chose pour les mots qu'elle choisit minutieusement pour leur résonance artistique. « C'est un peu l'art sur l'art, des mots sur la création, comme dans La Bercerie où le personnage a écrit et berce sa vie. C'est la vie qui passe en nous. »

La vie qui passe, Suzanne Pouliot la peint et l'écrit depuis toujours. Enfant, elle alignait déjà les mots, dessinait sans cesse, rêvait d'être écrivain et peintre. C'est finalement la littérature jeunesse qui l'a occupée professionnellement, sans qu'elle néglige ses passions, au point de retourner sur les bancs d'école il y a vingt ans, à Bishop's, où elle a fait ses beaux-arts.

« Ça a toujours fait partie de moi, comme la création fait partie intégrante et nécessaire de nos vies à tous, peu importe le domaine. »

Vous voulez y aller?

Parcours de Suzanne Pouliot

Centre communautaire et culturel Françoise-Dunn

2050-B, boulevard de Portland, Sherbrooke

Jusqu'au 14 mai

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